Les déclarations inusitées de Ben Bernanke, patron de la banque centrale américaine, sur les risques d'une nouvelle baisse du dollar signalent l'inquiétude de Washington devant l'affaiblissement du statut du billet vert, dans la foulée de la crise financière. Mais si le déclin face à l'euro est bien structurel, comme le pensent nombre d'experts, la réponse européenne ne peut pas se contenter d'expédients de court terme. Enjeu majeur, même si l'audition organisée mardi 3 juin par la commission des Finances de l'Assemblée nationale n'a attiré qu'une poignée de députés. On trouvera sous l'onglet Prolonger la proposition originale de l'économiste Patrick Artus pour augmenter l'offre d'euros et enrayer la hausse de la devise européenne.
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