Un mouvement de «blocage» des prisons a été lancé lundi 4 mai par leurs surveillants en colère. La situation est d'autant plus tendue que la population carcérale vient de battre un nouveau record historique en avril 2009. Et que Rachida Dati, la garde des Sceaux, n'a plus sa force politique d'antan. C'est le moment choisi par la ministre pour remettre en cause – dans une extrême discrétion ! – l'un des piliers de la «Grande loi» pénitentiaire promise par le gouvernement: la candidate (UMP) aux élections européennes vient de geler l'application des normes européennes aux prisons françaises.
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