Affaire de Karachi: ce que révèlent les notes de la DGSE

Mediapart révèle le contenu des quarante notes des services secrets français transmises aux juges Marc Trévidic et Yves Jannier, chargés à Paris de l’enquête sur l’attentat qui avait causé la mort, le 8 mai 2002, de onze employés français de la Direction des constructions navales (DCN) à Karachi. Curieusement, si la DGSE avait émis de sérieux doutes dès le printemps 2002 sur l’implication d’Al-Qaida, jugeant que «la responsabilité de groupes pakistanais opposés à la politique de Musharraf [était] la plus probable», elle a ensuite changé d’avis. Dans un document du 3 février 2009, alors que les juges avaient délaissé depuis plusieurs mois la piste du terrorisme islamiste international pour s'orienter vers celle d'un contentieux financier franco-pakistanais sur fond de corruption, la DGSE écrit, non sans ambiguïté: «Si l’identité du commanditaire demeure inconnue, son appartenance à Al-Qaida ne fait aucun doute.»

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