Les Iraniens et la diaspora commencent à découvrir les noms, les photos, les circonstances de la mort de milliers de victimes, tandis que le régime continue sa politique de terreur. C’est désormais en documentant les tueries que les habitants risquent l’arrestation, et leur vie.
Israël a rouvert très partiellement et dans des conditions drastiques, dimanche, le point de passage de Rafah entre l’Égypte et la bande de Gaza, vital pour l’acheminement de l’aide humanitaire, alors que des frappes de son armée ont fait 32 morts samedi à Gaza.
L’offensive éclair de l’armée de Damas a mis fin à l’administration conjointe du Rojava, à dominante kurde, et les deux parties ont signé un accord vendredi 30 janvier. Le soulagement des habitants arabes des régions de Raqqa et Deir ez-Zor le dispute à l’inquiétude des populations kurdes.
Depuis le 8 janvier, l’Iran a enregistré la plus longue interruption d’Internet de son histoire. À court terme, l’objectif du pouvoir était de contenir les manifestations nationales. Au-delà, il s’agit d’avancer vers des restrictions d’accès structurelles, mais économiquement perdantes.
Le gouvernement de Damas prend peu à peu le contrôle, à la suite des Forces démocratiques syriennes à majorité kurde, de l’immense camp où des milliers de personnes sont détenues en raison de leurs liens supposés avec l’État islamique. Sous l’œil inquiet de la coalition internationale.
Arrêté en 1993, l’écrivain explore ses 32 années dans les prisons israéliennes dans un livre, « Je suis ma liberté », récompensé par l’Institut du monde arabe. Aujourd’hui exilé de force en Égypte, il raconte « l’état sauvage » dans lequel survivent les détenus palestiniens.
Pour sauver la République islamique, les Pasdarans et les miliciens du « bassidj » ont transformé le pays en champ de bataille, tuant des milliers de manifestants et se montrant encore plus féroces que leurs prédécesseurs de la génération issue de la guerre contre l’Irak.
Le plan pour la paix célébré en octobre par les diplomates et dirigeants mondiaux ne tient guère ses promesses. La situation dans la bande de Gaza reste catastrophique. Entretien avec Diana Buttu, figure importante de la vie politique palestinienne.
Donald Trump a dévoilé une partie des responsables associés à la complexe structure tripartite qui devrait présider aux destinées de l’enclave ces prochains mois. La France ne compte pas y participer « à ce stade », inquiète de la mise à l’écart des Nations unies.
Donald Trump a dévoilé la liste des membres du Conseil de la paix pour Gaza, qu’il présidera et auquel siégeront son chef de la diplomatie Marco Rubio et l’ex-premier ministre britannique Tony Blair. Israël conteste par ailleurs la composition du comité chargé d’administrer la bande de Gaza.
Des récits de l’intérieur du pays, recueillis à distance ou venant d’Iraniens ayant franchi la frontière, font état d’une répression extrêmement violente à Téhéran et ailleurs. De son côté, le pouvoir turc se rapproche de plus en plus du régime des mollahs.
Des milliers de morts en Iran, un pays toujours privé d’Internet sous la férule d’un pouvoir cruel décidé à se maintenir jusqu’au bout. C’est pourtant bien une révolution en cours, assurent Aïda Tavakoli et Chirinne Ardakani, invitées d’« À l’air libre », l’émission de Mediapart, en compagnie du journaliste Jean-Pierre Perrin.
Deux journalistes racontent l’enfer qu’ils ont traversé dans les geôles israéliennes, alors même qu’ils n’ont jamais été inculpés. Au moins une centaine de Palestiniens sont morts en prison depuis le 7-Octobre.
Deux rapports des ONG Médecins pour les droits humains et Médecins pour les droits humains Israël pointent les conséquences terribles des crimes israéliens, notamment les attaques contre les hôpitaux et le blocage de l’aide humanitaire, sur la santé reproductive des Palestiniennes.
Alors qu’Internet est toujours coupé en Iran, les premiers bilans de la répression font état de plusieurs milliers de morts et de près de 20 000 arrestations. À Ispahan, des témoignages évoquent des massacres et des rues ensanglantées.
Après avoir annoncé lundi des droits de douane supplémentaires pour les pays commerçant avec l’Iran, le président des États-Unis a appelé mardi la population à faire tomber le régime de l’ayatollah Khamenei. À Paris, Sébastien Lecornu a mis en garde contre un « embrasement régional ».