«La Voix du Nord» et «Le Télégramme» refusent d’obtempérer à la «convocation» de Macron

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Pour des raisons déontologiques, les deux journaux régionaux ont refusé de prendre sous la dictée l’entretien qu’Emmanuel Macron a organisé avec l’ensemble de la presse régionale. L’opération de communication ratée de l’Élysée est la dernière illustration en date du mépris que le chef de l’État ne cesse de manifester à l’encontre du droit de savoir des citoyens.

Dossiers

Notre dossier: l’affaire Macron-Benalla

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L’affaire Benalla, où la privatisation de la sécurité présidentielle, avec ses dérives barbouzardes, dévoile la part d’ombre du monarchisme macronien. Retrouvez nos enquêtes, entretiens et partis pris.

Les gilets jaunes bousculent l’agenda des européennes

Lors de la manifestation du 1er-Mai, le 1er mai 2019, à Paris. © Reuters Lors de la manifestation du 1er-Mai, le 1er mai 2019, à Paris. © Reuters

Qu’ils les traitent par le mépris ou tentent de les récupérer dans leur giron, les partis en lice pour les européennes n’ont pu faire l’impasse sur les gilets jaunes, surtout unis dans un vote anti-Macron. Mais les manœuvres stratégiques auront leurs limites dans la mesure où les européennes mobilisent peu les milieux populaires, qui constituent le cœur du mouvement.

Affaire Vincent Lambert: des juges valident l’acharnement thérapeutique

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Dans une décision surprenante, la cour d’appel de Paris contredit le Conseil d’État, et demande à ce que Vincent Lambert, en état végétatif, soit de nouveau alimenté et hydraté.

Monsanto, la firme qui a un problème avec la vérité

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Le Roundup de Monsanto, le désherbant le plus vendu au monde. © Reuters Le Roundup de Monsanto, le désherbant le plus vendu au monde. © Reuters

Faux journalistes, faux scientifiques, fausses études, faux paysans… Depuis des années, le producteur de glyphosate et d’OGM Monsanto, racheté par Bayer, tente par tous les moyens d’influencer l’information qui le concerne.

Le mensonge de Castaner sur la Pitié-Salpêtrière n’est pas une «fake news», selon la justice

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Tweet de Christophe Castaner, le 1er Mai. Tweet de Christophe Castaner, le 1er Mai.

Au titre de la loi « fake news », deux élus ont demandé le retrait du tweet mensonger du ministre de l’intérieur, qui avait évoqué le 1er Mai une attaque de l’hôpital et l’agression de son personnel. Ils ont été déboutés.

Quand France Télécom se débarrassait des «fruits trop mûrs ou pourris»

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Louis-Pierre Wenes, l’ex-numéro 2 de France Télécom. © Reuters/Charles Platiau Louis-Pierre Wenes, l’ex-numéro 2 de France Télécom. © Reuters/Charles Platiau

Lors de la neuvième journée du procès France Télécom, une médecin du travail, Monique Fraysse-Guiglini, a fait le tableau glaçant des effets sur la santé du plan de restructuration à l’œuvre dans l’entreprise entre 2007 et 2009. Les ex-dirigeants minimisent toujours.

Comment François Ruffin et le journal «Fakir» ont été espionnés par LVMH

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François Ruffin, député de La France insoumise depuis 2017. © Reuters François Ruffin, député de La France insoumise depuis 2017. © Reuters

Le futur député François Ruffin et son journal Fakir ont fait l’objet, entre 2015 et 2016, d’un espionnage méthodique à la demande de la multinationale LVMH, selon les rapports d’un cabinet privé obtenus par Mediapart. Certains évoquent des informations relevant de la vie privée. « Je n’ai aucune information à ce sujet », a déclaré Bernard Arnault, le patron de LVMH, à la police.

L’université Paris-1 secouée par deux affaires de viol

Par Sophie Boutboul et Lénaïg Bredoux

Deux enseignants de l’université parisienne sont visés chacun par une plainte pour viol. Suspendus par la présidence, ils avaient tous deux déjà été l’objet d’alertes plusieurs années auparavant. Paris-1 promet une charte pour les stages de terrain organisés dans plusieurs disciplines.

Les raisons de l’impunité à l’université

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Au rassemblement contre les violences sexistes et sexuelles organisé en mars 2019 devant Paris-Diderot. © Rémi Yang / StreetPress Au rassemblement contre les violences sexistes et sexuelles organisé en mars 2019 devant Paris-Diderot. © Rémi Yang / StreetPress

L’enseignement supérieur et la recherche ont longtemps été considérés comme des lieux où les violences sexistes et sexuelles étaient monnaie courante, et rarement punies. En cause : la relation prof/étudiant et les failles des procédures disciplinaires. La mobilisation de différents acteurs fait progressivement bouger les lignes.

A l’université, la parole se libère enfin

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En mars 2019 devant Paris-Diderot. © Rémi Yang / StreetPress En mars 2019 devant Paris-Diderot. © Rémi Yang / StreetPress

Ces derniers mois, de nombreuses universités ont lancé, avec une ampleur inédite, des procédures disciplinaires visant certains de leurs enseignants, après des dénonciations de violences sexistes et sexuelles. Mais faute de formation ou de volonté politique, les démarches restent encore extrêmement longues et incertaines.