L’inadmissible maintien en poste de Jean-Paul Delevoye

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Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux retraites auprès de la ministre de la santé. © Reuters Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux retraites auprès de la ministre de la santé. © Reuters

À combien d’« oublis » devons-nous encore nous attendre de la part du ministre chargé de la réforme des retraites dans sa déclaration d’intérêts ? En moins d’une semaine, la presse en a relevé cinq. Jusqu’à quand le gouvernement, qui ne pouvait ignorer la situation, va-t-il accepter de couvrir une illégalité, pouvant donner lieu à des poursuites pénales ? Sa volonté de maintenir Jean-Paul Delevoye en poste est intenable.

Dossiers

Notre dossier: l’affaire Macron-Benalla

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L’affaire Benalla, où la privatisation de la sécurité présidentielle, avec ses dérives barbouzardes, dévoile la part d’ombre du monarchisme macronien. Retrouvez nos enquêtes, entretiens et partis pris.

Comment les mentors du califat font la loi en prison

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Photo prise par un surveillant d'une prière collective dans la cour de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, le 30 août 2011. © DR Photo prise par un surveillant d'une prière collective dans la cour de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, le 30 août 2011. © DR

Un émir par bâtiment, des entraînements paramilitaires en cours de promenade : le califat a été reconstitué à l’intérieur des enceintes pénitentiaires. Mediapart raconte comment les djihadistes et leurs recrues, piochées parmi les détenus de droit commun, font la loi en prison.

A Aubervilliers, une alliance inédite défie les communistes

Par Latifa Oulkhouir (Bondy Blog)
Zishan Butt (en chemise bleue, à gauche) et Bastien Lachaud, le 16 novembre 2019, au théâtre d’Aubervilliers. © LO Zishan Butt (en chemise bleue, à gauche) et Bastien Lachaud, le 16 novembre 2019, au théâtre d’Aubervilliers. © LO

Dans cette ville de Seine-Saint-Denis, une coalition hétéroclite de socialistes en rupture de ban et d’Insoumis a décidé de soutenir un mouvement citoyen, « 100 % Auber », pour tenter de reprendre la ville aux communistes, lors des élections de mars prochain.

Après dix jours de grève, le dilemme des «travailleurs pauvres»

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Dans le métro parisien, le 12 décembre. © Reuters/Benoit Tessier Dans le métro parisien, le 12 décembre. © Reuters/Benoit Tessier

Ils habitent loin de leur lieu de travail, ne peuvent pas recourir au télétravail et n’ont aucun espoir de négocier avec leur patron. Dans les secteurs du nettoyage et de la santé, les salariés subissent de plein fouet le mouvement social et risquent de perdre du salaire. Mais tous ne se plaignent pas.

La chienlit, c’est eux!

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Les têtes de l'exécutif © Reuters Les têtes de l'exécutif © Reuters

Un pays bloqué, un désordre général, une société une fois de plus violentée. Depuis l’été 2017, ce pouvoir est l’organisateur d’incessants troubles à l’ordre public. Sourd aux compromis comme aux demandes sociales, il impose par les violences policières et avec le soutien d’une majorité godillot un projet néolibéral. Jusqu’à quand ?

Sur les retraites, le pouvoir joue avec la colère sociale

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 © Reuters © Reuters

L’exécutif tente de calmer la colère de la CFDT en expliquant qu’il y a encore « de la place pour la négociation ». S’il convie les partenaires sociaux à Matignon pour un nouveau « cycle de réunions », le premier ministre continue de marteler sa volonté de faire des économies pour lancer un système à l’équilibre en 2027. Emmanuel Macron laisse faire… pour voir « si ça passe ».

Main arrachée: malgré l’identification du policier, le parquet de Paris classe sans suite

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Le parquet de Paris a classé sans suite la plainte de Gabriel Pontonnier qui a eu la main arrachée par une grenade GLI-F4 en novembre 2018, à Paris, à la fin de l’acte II des « gilets jaunes ». Pourtant, à lire l’enquête de l’IGPN qui a identifié l’auteur du tir, un major des CRS, la grenade a été lancée sans les sommations réglementaires. Le commandement avait demandé « d’impacter très fort les manifestants ».

GLI-F4: jusqu’à l’épuisement des stocks, avec la bénédiction du Conseil d’Etat

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Marche des blessés gilets jaunes, 2 février 2019, Paris. Marche des blessés gilets jaunes, 2 février 2019, Paris.

Devant le Conseil d’État, les tentatives d’interdire la GLI-F4 ont été contrées par le ministère de l’intérieur, qui a annoncé son intention d’écouler ses stocks, en dépit des blessés graves. Les classements sans suite par le parquet sont nombreux, mais la jurisprudence peut permettre aux blessés d’obtenir une reconnaissance de la responsabilité de l’État devant les tribunaux administratifs. 

Jugée défectueuse, mais autorisée par Castaner: GLI-F4, la grenade de trop

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Policiers porteurs de lanceurs de grenades Cougar, le 24 novembre 2018, à Paris. © Reuters Policiers porteurs de lanceurs de grenades Cougar, le 24 novembre 2018, à Paris. © Reuters

Les grenades lacrymogènes explosives GLI-F4 présentent de graves défauts « identifiés mais non résolus ». Dans une note datée du 4 janvier 2018 obtenue par Mediapart, le fabricant Alsetex en a informé le ministère de l’intérieur. Ce dernier continue de les autoriser dans les opérations de maintien de l’ordre. Lors des mouvements des « gilets jaunes », cinq personnes ont eu la main arrachée par ces grenades.

Propos «haineux»: le Sénat réécrit la loi Avia

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Les sénateurs ont supprimé, mercredi 11 décembre, en commission, la mesure phare de la proposition de loi qui veut obliger les plateformes à retirer en 24 heures tout contenu signalé comme « haineux », sous peine de sanctions. « On reste sur un statu quo », regrette la députée Laetitia Avia (LREM), auteure du texte initial, qui se félicite néanmoins du renforcement des pouvoirs du CSA.