Chlordécone, vie chère, Manuel Valls, Mayotte : dans sa chronique enregistrée sur scène vendredi 21 novembre à Fort-de-France (Martinique), l’humoriste aborde des sujets qui marquent l’actualité des outre-mer.
À l’issue de son déplacement dans l’archipel, la ministre des outre-mer a annoncé la tenue d’une « consultation » locale sur le projet d’accord de Bougival, pourtant rejeté par le Front de libération nationale kanak et socialiste. Le pouvoir macroniste s’enferre dans sa méthode délétère.
Pour la première fois depuis leur libération, six anciens détenus, dont le président du FLNKS Christian Tein, se sont exprimés ensemble pour « mettre la lumière » sur ce qu’il s’est passé depuis les révoltes du 13-Mai en Kanaky-Nouvelle-Calédonie et évoquer la suite des événements, après leur rejet de l’accord de Bougival.
L’État promettait une « reprise rapide » de la scolarité. Mais entre bâtiments détruits, salaires impayés et manque d’eau potable dans les établissements, la rentrée post-cyclone a viré au cauchemar dans le département.
Changement climatique, crises de gouvernance, sous-investissement : en outre-mer, les défaillances s’accumulent, au mépris du droit fondamental à l’eau consacré par l’ONU et l’Union européenne.
Alors que la nouvelle ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, est attendue la semaine prochaine dans l’archipel, le FLNKS a organisé, vendredi 31 octobre, une mobilisation contre le « passage en force » de l’État sur le report des élections provinciales et l’accord de Bougival.
Les grandes entreprises du secteur des assurances se désengagent des territoires ultramarins, alors que l’indemnisation des révoltes de 2024 a disparu du projet de loi de finances. Les conséquences sont désastreuses pour les collectivités et pour le financement de l’économie dans ces territoires éprouvés.
L’extraordinaire découverte de nombreux vestiges amérindiens à Sainte-Anne, en Martinique, questionne l’approche de l’histoire des civilisations dans les Antilles françaises, façonnées par la colonisation.
Le camp de Tsoundzou 2 vient d’être définitivement évacué, et des centaines de personnes se retrouvent sans aucune solution de mise à l’abri. Grâce à la récente loi pour la refondation de Mayotte, l’État n’a pas été contraint de reloger tous les habitants.
Depuis début octobre 2025, en raison de travaux, l’île traverse une crise hydrique inédite. La vie s’organise autour du robinet, et le manque d’eau entrave la vie quotidienne et les soins. Malgré les crises à répétition, le réseau n’est toujours pas taillé pour les besoins des habitants.
En pleine crise, Sébastien Lecornu présente le dossier calédonien comme une des « deux urgences » à régler, avec le budget. Une « instrumentalisation » qui inquiète les indépendantistes, déjà échaudés par les méthodes de l’ex-ministre des outre-mer.
Le Centre national d’études spatiales, gestionnaire de la base spatiale de Kourou, comparaîtra le 1er décembre 2025 devant la justice pour des atteintes illicites à la conservation d’un habitat naturel et d’espèces protégées. Des délits que les services de l’État sont soupçonnés d’avoir couverts.
Dossiers toujours en souffrance plus d’un an après la mort de leurs proches, questionnements sur le statut des auteurs de tirs visant des Kanak, peines à géométrie variable... En Nouvelle-Calédonie, les familles de victimes des forces de l’ordre désespèrent d’obtenir des réponses.
L’anthropologue Marianne Palisse a codirigé le livre « Habiter le littoral des Guyanes. S’adapter au changement ? » En dix chapitres, l’ouvrage décrit comment les habitants ont développé à travers le temps des modes de vie en cohérence avec le mouvement du trait de côte local, un des plus instables au monde.
Le Conseil constitutionnel a examiné une question prioritaire de constitutionnalité sur le sujet qui avait embrasé l’archipel le 13 mai 2024. Pour lui, le gel du corps électoral est effectivement une dérogation aux principes d’égalité et d’universalité du suffrage. Mais il n’en demeure pas moins conforme au texte fondamental.
Le projet d’accord signé en juillet a été enterré par les indépendantistes du FLNKS, qui critiquent sa « logique de recolonisation ». Manuel Valls, qui se rend en Nouvelle-Calédonie le 18 août, maintient son intention de mettre en œuvre ce texte et de conserver son calendrier.