La révolte actuelle des Iraniens, qui a pris ces derniers jours un tour de plus en plus violent, est née d’une crise économique profonde. Confronté à la faiblesse des prix du pétrole, aux sanctions et à une économie structurellement peu productive, le régime a dû prendre un tournant austéritaire inacceptable pour la population.
Début 2025, le fromager annonçait la fermeture de son site de Missiriac (Morbihan) trois ans avant la cessation effective. Un délai d’une longueur inhabituelle, pendant lequel une forte prime mensuelle est versée aux salariés en CDI. Mais les mesures pour accompagner les reconversions sont renvoyées à plus tard.
Le projet de budget de l’État revient en discussion à l’Assemblée nationale jeudi en commission des finances. Mais le texte reste invotable par une majorité de députés. L’usage de l’article 49-3 par le gouvernement dans les prochains jours est plus que probable.
Après vingt-cinq ans de négociations, l’accord de libre-échange doit être voté à Bruxelles vendredi 9 janvier, malgré la colère persistante du monde agricole et d’ultimes tentatives d’ajustement.
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Cinq syndicats de l’établissement public dénoncent la « violence managériale » de leur direction et l’accusent d’accroître la surveillance des agents et les mesures de rétorsion, visant en particulier les salariés les plus critiques envers la loi « plein emploi ».
L’opération menée par les États-Unis à Caracas révèle la nouvelle forme que prend l’impérialisme de la première puissance mondiale. Désormais, les intérêts du capital et ceux de la République impériale fusionnent en faisant exploser les anciennes règles du droit international.
Treize agents de la division couture du pôle Opéra-Odéon de la ville de Marseille viennent d’être notifiés de procédures disciplinaires à la suite d’un audit de l’Inspection générale des services. Le parquet a également été saisi de possibles atteintes à la probité.
Dans un texte récemment traduit en français, le philosophe allemand Alfred Sohn-Rethel décrit le mécanisme par lequel les nazis, utilisant la crise économique, ont mis en place un type d’économie particulier menant inéluctablement à la guerre et à la violence.
L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy devenue présidente de la Banque centrale européenne a, selon le « Financial Times », touché en réalité 56 % de plus que son salaire officiel. Un montant total trois fois supérieur à celui du président de la Fed, la Réserve fédérale états-unienne.
Inscription automatique des bénéficiaires du RSA, heures d’activités obligatoires, refonte de l’accompagnement et contrôles accrus pèsent sur les conditions de travail des agents, qui racontent courir après des objectifs, au mépris de leurs missions premières.
À la tête de l’organisme qui accompagne près de 6 000 apprentis, Jean-Luc Hoffmann est aussi le gérant de deux boucheries à Haguenau, et a été sanctionné par l’inspection du travail pour des violences commises contre ses propres apprentis. Une enquête pénale est en cours.
Les discours sur les risques de l’instabilité politique pour l’économie française ont fait long feu : la croissance est faible mais elle ne s’est pas effondrée. En réalité, ces récits cherchent à dédouaner l’affaiblissement structurel de l’économie de sa responsabilité dans le chaos actuel.
La croissance française se situera sans doute à 0,9 % en 2025. Un résultat médiocre qui traduit les effets des politiques menées depuis quinze ans : affaiblissement des revenus des ménages et pertes de parts de marché des exportateurs.
Les représentants du personnel de la compagnie aérienne à bas prix dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail. Rotations « épuisantes » et sollicitations « abusives » ont conduit à l’activation de procédures d’alerte et à l’intervention de l’Inspection du travail.
Emportés par la bulle de l’IA, les ménages américains voient leurs factures d’électricité exploser depuis trois ans. La Maison-Blanche regarde se creuser les inégalités, persuadée que le retour des énergies fossiles va permettre de remédier aux déséquilibres structurels du marché.
Trente ans après, l’idée que les mobilisations de l’hiver 1995 ont débouché sur une victoire est une malédiction pour les luttes de notre temps. Il est urgent d’en finir avec cette idée, alors que l’extrême droite instrumentalise la colère sociale.