Plus de 250 collectivités territoriales ont délégué la gestion de leurs ordures à l’entreprise Sepur. Elle est jugée le 19 janvier, aux côtés de deux entreprises d’intérim, pour emploi et complicité d’emploi d’étrangers non autorisés à travailler. Deux chefs d’équipe sont aussi jugés pour extorsion.
Deux organisations syndicales appellent à une grève et à un rassemblement, jeudi 15 janvier, à l’institut de formation des inspecteurs du travail, pour dénoncer « des pratiques violentes » et le redoublement de trois élèves, jugé discriminatoire.
Début 2025, le fromager annonçait la fermeture de son site de Missiriac (Morbihan) trois ans avant la cessation effective. Un délai d’une longueur inhabituelle, pendant lequel une forte prime mensuelle est versée aux salariés en CDI. Mais les mesures pour accompagner les reconversions sont renvoyées à plus tard.
Cinq syndicats de l’établissement public dénoncent la « violence managériale » de leur direction et l’accusent d’accroître la surveillance des agents et les mesures de rétorsion, visant en particulier les salariés les plus critiques envers la loi « plein emploi ».
Treize agents de la division couture du pôle Opéra-Odéon de la ville de Marseille viennent d’être notifiés de procédures disciplinaires à la suite d’un audit de l’Inspection générale des services. Le parquet a également été saisi de possibles atteintes à la probité.
À la tête de l’organisme qui accompagne près de 6 000 apprentis, Jean-Luc Hoffmann est aussi le gérant de deux boucheries à Haguenau, et a été sanctionné par l’inspection du travail pour des violences commises contre ses propres apprentis. Une enquête pénale est en cours.
Les représentants du personnel de la compagnie aérienne à bas prix dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail. Rotations « épuisantes » et sollicitations « abusives » ont conduit à l’activation de procédures d’alerte et à l’intervention de l’Inspection du travail.
L’une des quatre personnes blessées lundi 22 décembre par l’explosion dans l’usine de silicone de Saint-Fons (Rhône) est décédée mardi. C’est le deuxième accident mortel sur ce site, qui avait déjà fait l’objet de plusieurs alertes par les services de l’État. Deux enquêtes sont ouvertes.
En deux ans, l’agence prestataire du musée a employé au moins 600 personnes pour assurer des missions d’accueil, dans des conditions difficiles, les exposant à des agressions, du sexisme et une forte usure. Malgré les alertes, le contrat avec l’agence a été renouvelé pour un an.
La danseuse et chorégraphe Kaori Ito a pris la tête du TJP de Strasbourg début 2023. Depuis, une dizaine de personnes ont quitté la structure. De nombreux employés dénoncent des consignes changeantes, des mensonges et des propos dégradants.
Privées de travail depuis fin octobre, soixante agentes d’entretien dénoncent leur abandon par leur employeur, qui rejette pour sa part la faute sur les choix du conseil départemental. Un rassemblement était organisé jeudi 18 décembre à Bobigny, sur fond de tensions syndicales.
Un mouvement national des travailleurs du social et du médico-social a débuté mardi contre la destruction en cascade des métiers et des droits des personnes accompagnées. Lors du premier jour de mobilisation, la question de l’hébergement d’urgence était au cœur des préoccupations.
Libraire incontournable dans le paysage local lillois, le Furet du Nord subit la crise du marché du livre et en fait supporter la pression à ses collaborateurs. Un an après un plan social, les salariés dénoncent une perte du sens de leur métier dans un climat de surveillance et de management toxique.
Une vingtaine d’écoutantes de la ligne téléphonique officielle de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement dénoncent leurs conditions de travail. Les plaintes portent principalement sur le rythme des appels à prendre. La direction de l’association dément toute pression.
Des salariés du secteur vins et spiritueux du groupe de luxe ont cessé le travail vendredi pour protester contre la baisse de leur rémunération. À cause des mauvais résultats de la branche, aucune prime de participation ne sera versée cette année.
Au siège parisien de l’enseigne phare du groupe LVMH, une assistante de direction a alerté pendant des années sur son mal-être dans l’entreprise. En 2023, elle a tenté de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail. Un acte reconnu comme d’origine professionnelle par la Sécurité sociale.