Chez Louis Vuitton, le long calvaire d’une assistante de direction
Au siège parisien de l’enseigne phare du groupe LVMH, une assistante de direction a alerté pendant des années sur son mal-être dans l’entreprise. En 2023, elle a tenté de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail. Un acte reconnu comme d’origine professionnelle par la Sécurité sociale.
DepuisDepuis qu’elle a déménagé près de la mer, Sarah* se promène quotidiennement sur la plage. L’air iodé et le soleil lui font du bien. À l’été 2025, l’assistante de direction a quitté Paris pour s’éloigner le plus possible de « ce travail » qui l’a rendue « malade ».Et de raconter, nombreux documents à l’appui, sa lente descente aux enfers. Un effondrement qui a duré de son embauche, en 2018, jusqu’au 25 avril 2023, date à laquelle elle a tenté de se suicider sur son lieu de travail, au siège national de Louis Vuitton. Après enquête, la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) a reconnu l’origine professionnelle de l’accident de travail. Contacté, LVMH n'a pas répondu à nos questions.