Journaliste avec un fort accent du sud. J’ai été diplômée de l'IUT de Lannion et de l’ESJ Lille.
J’ai rejoint Mediapart en septembre 2019 en tant qu’alternante et j’y suis restée depuis, pour couvrir le monde du travail.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Des torrents de commentaires racistes se sont déversés en ligne à la découverte du prénom du premier bébé de 2026 né à Avignon. Comme lui, d’autres voient leur existence instrumentalisée dès la naissance, au profit de la théorie complotiste d’extrême droite du « grand remplacement ».
La polémique autour de l’annonce de la naissance de bébés racisés par la presse locale dit beaucoup d’un pays où l’air devient irrespirable pour les non-Blancs. En première ligne, les musulmans, progressivement exclus de la communauté nationale. Dans une indifférence presque générale.
Dans les locaux de la M Tag, l’une des sociétés responsables des transports publics grenoblois, les actes islamophobes se multiplient. Depuis 2022, des salariés ciblent régulièrement leurs collègues musulmans. L’une d’entre eux a retrouvé une oreille de porc dans sa boîte à lettres.
L’entreprise, filiale d’un groupe allemand, a annoncé début octobre un plan social, remerciant ses 92 salariés. En grève depuis le 10 décembre, ces derniers estiment que leur employeur, spécialisé dans les systèmes de chauffage, mène les négociations de manière déloyale.
Des salariés du secteur vins et spiritueux du groupe de luxe ont cessé le travail vendredi pour protester contre la baisse de leur rémunération. À cause des mauvais résultats de la branche, aucune prime de participation ne sera versée cette année.
Au siège parisien de l’enseigne phare du groupe LVMH, une assistante de direction a alerté pendant des années sur son mal-être dans l’entreprise. En 2023, elle a tenté de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail. Un acte reconnu comme d’origine professionnelle par la Sécurité sociale.
France 2 diffuse jeudi 4 décembre une émission d’enquête consacrée à LVMH. Surveillance, conflit avec Hermès, combine fiscale, management brutal, sexisme… Le documentaire raconte un groupe dont le PDG, Bernard Arnault, se joue des règles et lois applicables à tous.
Adidas, H&M, Zara, Asos, Uniqlo… Toutes ces marques produisent, à bas coût, en Inde, au Bangladesh, au Sri Lanka et au Pakistan. Dans un rapport publié jeudi, l’ONG raconte « l’alliance détestable » entre gouvernements et industrie, au détriment de travailleuses peu payées et maltraitées.
En 2020, Mediapart révélait l’existence d’un fichage illégal de conducteurs de bus RATP selon leur nombre d’absences pour maladie ou grève. L’un d’eux a attaqué la régie devant le conseil des prud’hommes de Paris, estimant avoir été victime de « discrimination fondée sur l’état de santé ».
Ancienne salariée de la division spiritueux de LVMH, Maria Gasparovic a assuré sur LinkedIn après son licenciement avoir été harcelée moralement et sexuellement par des dirigeants de l’entreprise. Son ex-employeur l’accuse de s’être livrée à un chantage pour « partir avec un chèque ».
Dialogue social empêché, code du travail régulièrement contourné, environnement de travail dangereux… En France, Nike semble faire peu de cas des lois, comme le signale très régulièrement l’inspection du travail. Second volet de notre enquête.
Mise en concurrence effrénée des vendeurs, pression sur les salariés en arrêt maladie, mal-être au travail… Dans des boutiques Nike de France, des employés racontent une réalité bien loin de l’image que souhaite se donner la multinationale américaine. Premier volet d’une enquête en deux parties.
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Quand on est racisé·e dans ce pays, on naît en apnée, on vit en apnée et on risque de mourir étouffé·e. La violence des mots, de la répression, du rejet que l’on subit en France est devenue intenable.
Dans la commune du Pas-de-Calais, fief du Rassemblement national, 67,15 % des électeurs ont voté pour Marine Le Pen au second tour. Des dizaines de journalistes ont couvert la journée et pourtant on ne retiendra qu’une vidéo de quelques secondes où l’ont voit des électrices crier, insulter et lancer un doigt d’honneur.