La modernité au prisme du primitivisme

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« D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? » (1897-1898), toile peinte par Gauguin à Tahiti et conservée au Musée des beaux-arts de Boston. « D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? » (1897-1898), toile peinte par Gauguin à Tahiti et conservée au Musée des beaux-arts de Boston.

En partant d’une étude savante des avant-gardes du début du XXe siècle, un ouvrage explore les ressorts d’une critique radicale, à la fois esthétique et politique, des écueils de la modernité industrielle, qui résonne fortement aujourd’hui.

Dossiers

#MeToo, un an après

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Un an après l'afflux mondial de témoignages avec les mots dièse #MeToo et #BalanceTonPorc, de nombreuses réticences s'affirment, notamment en France, pour minimiser l'ampleur des violences sexuelles et sexistes. Elles sont pourtant endémiques, à tous les étages de la société.

La mémoire de Beyrouth

Par Natalie Levisalles (En Attendant Nadeau)
Extrait de « Bye Bye Babylone, Beyrouth 1975/1979 ». © Lamia Ziadé Extrait de « Bye Bye Babylone, Beyrouth 1975/1979 ». © Lamia Ziadé

En ce moment, sur les murs de Beyrouth, on peut voir une très belle affiche avec un visage de femme en colère, en rouge sur fond blanc. Sous l’image, un mot en arabe : « Révolution ! » Le dessin est de Lamia Ziadé dont le livre, Bye Bye Babylone – Beyrouth 1975/1979, est sorti en France au moment où démarrait le mouvement de protestation au Liban.

Le 5 décembre à la télé: prédire le pire, masquer le réel, infantiliser les consciences

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Sur BFM-TV. © AP Sur BFM-TV. © AP

Perturbées par un « jeudi noir » et un espace public « noir de monde », les chaînes d’information en continu se sont attachées à ôter toute possibilité de comprendre ou d’être solidaire. Elles ont agi, CNews en tête, en cadenas mentaux intraitables.

Antisémitisme, antisionisme: comment sortir du piège

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Alors que l’Assemblée nationale débat d’une résolution cherchant à définir l’antisémitisme et à affirmer que « les actes antisionistes peuvent parfois occulter des réalités antisémites », nous republions un article paru après que le président de la République a affirmé, lors du 75e anniversaire de la rafle du Vél’ d’Hiv, que l’antisionisme était « la forme réinventée de l’antisémitisme ».

Jacques Rancière: «Défaire les confusions servant l’ordre dominant»

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Quelles sont les racines de la crise démocratique actuelle ? Comment comprendre la simultanéité des révoltes contemporaines ? Quinze ans après la publication de son ouvrage analysant les contours de la « haine de la démocratie », éléments de réponse avec le philosophe Jacques Rancière.

«Habiter en oiseau»: nouveaux territoires, nouveaux récits

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Pour lire le nouveau livre de la philosophe Vinciane Despret, il n’est pas besoin d’être versé en ornithologie. Il suffit d’être un habitant du monde. Ce bref et passionnant essai offre de quoi repenser notre rapport à l’environnement et les manières de le dire : car les oiseaux ne sont pas les petits propriétaires qu’on a voulu faire d’eux, ils ont bien mieux à nous raconter.

Une contre-histoire de l’art est possible

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Pouvons-nous trouver dans les œuvres d’art et dans certaines productions esthétiques un relais à nos désirs politiques ? C’est à cette question à la fois ancienne et actuelle que tente de répondre la galeriste Isabelle Alfonsi, dans son ouvrage Pour une esthétique de l’émancipation.

Des Halles à la gare du Nord, les ressorts d’une privatisation de Paris

Par et
franc-oise-fromonot

Alors qu’un projet d’une filiale d'Auchan pour rénover la gare du Nord suscite la polémique à l’approche des municipales de Paris, entretien avec l’architecte Françoise Fromonot qui revient, dans un essai acéré, sur le méga-chantier des Halles, ou le récit d’une privatisation en douce du « ventre » de la capitale.

Poésie pour le temps présent

Par Marie Fouquet (En Attendant Nadeau)

Le nouvel ouvrage de Nathalie Quintane, au titre doucement ironique – Les enfants vont bien –, est une suite de phrases qui fusent. Ce texte poétique s’élabore à partir de paroles recueillies dans les discours médiatiques, politiques et militants sur la situation des exilés et des réfugiés en France. Bouleversant.

L’histoire sensible d’Arlette Farge

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Dans Vies oubliées, l’historienne Arlette Farge pousse à la limite la pratique de l’archive en livrant et commentant les « déchets » de ses recherches, à la fois reliquats et reliques. Elle fait ainsi revivre l’intimité du peuple du XVIIIe siècle et écrit une histoire aussi fragmentaire qu’universelle.