À l’affiche de « Promis le ciel », en salles le 28 janvier, la comédienne juge que les acteurs et actrices racisées ont tout intérêt à aller voir ailleurs qu’en France pour échapper aux rôles stéréotypés. Sept ans après l’ouvrage « Noire n’est pas mon métier », le cinéma français n’a guère évolué.
Notre podcast culturel discute de « Father Mother Sister Brother », Lion d’or à Venise signé Jim Jarmusch, et du long métrage « Palestine 36 », de la réalisatrice Annemarie Jacir. Que fait – et peut – le cinéma après deux ans d’anéantissement de Gaza ?
L’arrivée probable du RN à la tête de nouvelles mairies inquiète des gérants de salles « art et essai ». Réunis à Poitiers cette semaine, ils ont discuté des manières de protéger leur liberté de programmation et de consolider la solidarité entre acteurs du monde culturel.
À l’occasion de la sortie en salle de « Furcy, né libre » d’Abd Al Malik, entretien avec l’historien Bruno Maillard autour de la trajectoire sidérante de cet homme réduit en esclavage à La Réunion, qui intenta un procès contre son maître en 1817 pour faire reconnaître sa liberté.
En immersion pendant huit ans sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la cinéaste Laurie Lassalle en a tiré un film fort et beau, « Forêt rouge », en salles le 14 janvier. Pour Mediapart, elle converse avec Guillaume Cailleau, coréalisteur de « Direct action », autre documentaire d’exception sur le même territoire de luttes.
Avec « Magellan », en salles le 31 décembre, le cinéaste philippin Lav Diaz porte « un regard qui vient de l’est » sur le navigateur européen. Dans un entretien à Mediapart, il loue les « effets régénérateurs » du cinéma, face aux destructions provoquées par la conquête des Espagnols et des Portugais en Asie du Sud-Est.
Brigitte Bardot est décédée à l’âge de 91 ans. Émilie Giaime, maîtresse de conférences en histoire, explique pourquoi la superstar a incarné un modèle de « femme puissante » dans la France corsetée des Trente Glorieuses. Avant de voir son image écornée par son soutien à l’extrême droite et ses déclarations racistes.
Avec son dernier film, le cinéaste chinois Huo Meng retourne à ses racines, la province du Henan, dans le centre de la Chine, au début des années 1990. Une fresque rurale qui ne verse pas dans la nostalgie mais rend compte avec subtilité d’une période charnière.
Dans « Histoires de la bonne vallée », le cinéaste filme tout en douceur la vie d’un quartier populaire de Barcelone, loin des dégâts du surtourisme du centre-ville. À un moment où les extrêmes droites malmènent les imaginaires, José Luis Guerín revient sur la fabrication de ce film revigorant.
Alors que l’ancien président Bolsonaro vient d’être incarcéré pour tentative de coup d’État, le cinéaste brésilien Kleber Mendonça Filho revient dans un entretien à Mediapart sur le laborieux chantier mémoriel de son pays autour de la dictature militaire, à l’occasion de la sortie en salle de « L’Agent secret ».
La démission d’un directeur de cinéma à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine, illustre les pressions politiques qui menacent la liberté de programmer. Ailleurs en France, les intimidations se multiplient.
Le rachat de la Warner par Netflix signe la victoire des plateformes de diffusion à la demande sur le cinéma. Scénaristes et producteurs s’alarment de la fin du modèle hollywoodien et, au-delà, des bouleversements de toutes nos références culturelles sur la façon de raconter le monde.
À l’occasion de la sortie en salle de « Mektoub, My Love : canto due », le podcast culturel de Mediapart propose de retraverser une œuvre qui suscite autant d’enthousiasme qu’elle pose de problèmes.
On a beaucoup entendu que le nouveau maire de New York avait surgi de nulle part. Mais son rapport à l’image, à sa ville et à l’Amérique tient beaucoup à sa mère cinéaste, dont il est intéressant de revoir les films.
Le cinéaste franco-tchadien, primé aux festivals de Cannes et de Venise, pointe des biais racistes qui nourrissent un « imaginaire suranné » de l’Afrique, dans l’adaptation pour le public non voyant de son prochain film. La société mise en cause, Titrafilm, promet d’amender la copie.
En salles mercredi, « Kika » d’Alexe Poukine brosse le portrait d’une jeune mère confrontée au deuil, qui s’initie au travail du sexe en tant que dominatrice. La cinéaste explique à Mediapart comment elle s’est documentée sur la culture du BDSM pour poursuivre sa grande affaire : l’élaboration d’une politique du soin.