L’encyclopédie en ligne, gratuite et coopérative, a été lancée le 15 janvier 2001. Avec 65 millions d’articles en 326 langues, son succès a dépassé toutes les attentes, malgré les critiques régulières de son modèle. Le camp réactionnaire la désigne aujourd’hui comme l’une de ses principales ennemies.
Budget flou, gestion de projet calamiteuse, absence de stratégie... Deux rapports confidentiels obtenus par notre partenaire « Le Soir » démontrent comment le projet de numérisation de la police belge, mené par le géant hexagonal du numérique, est devenu une débâcle financière.
Intégrée directement à X, l’intelligence artificielle Grok génère sur demande des images sexualisées de femmes à partir de photos publiques, diffusées directement sous les publications d’origine. Si la pratique peut s’avérer illégale, elle semble difficile à empêcher.
En l’espace de douze mois, une succession inédite de cyberattaques a éparpillé des millions de données sensibles d’une large majorité de Françaises et de Français. Administrations, services publics et grandes entreprises ont vu leurs bases circuler hors de tout cadre officiel.
Pour entraîner son modèle d’intelligence artificielle, la maison mère de Facebook a téléchargé illégalement, dès 2022, les ouvrages accumulés par le site pirate LibGen. Mediapart révèle l’implication centrale de Guillaume Lample, devenu l’un des patrons de l’entreprise française phare de l’IA.
L’État n’a pas obtenu la suspension complète de la plateforme Kick, sur laquelle le streamer Raphaël Graven est décédé en direct en août 2025. La justice a toutefois suspendu la chaîne sur laquelle il subissait des sévices et ses équivalents « miroirs ».
L’avocat du gouvernement a obtenu le report de l’audience où devait être examinée sa demande de suspendre trois mois l’accès à la plateforme de vente en ligne. Un cafouillage symptomatique d’un dossier où, au-delà de l’affichage politique, les moyens d’action sont limités.
Deux des influenceurs niçois qui participaient activement à la chaîne Jean Pormanove ont recommencé à diffuser des mises en scène d’actes de violence. Selon les informations de Mediapart, la justice a ouvert une nouvelle enquête en flagrance vendredi 10 octobre et le lieu de tournage a été perquisitionné.
Issu de l’hybridation de multiples communautés toxiques, l’« extrémisme nihiliste violent » s’incarne dans une fascination pour la violence et la haine de l’humanité. Des crimes comme la « sextorsion », mais aussi des fusillades de masse, en sont la conséquence directe.
Un rapport du Sénat pointe la prolifération de sites, souvent ressemblants à leur version officielle, qui proposent de réaliser des démarches administratives à la place des usagers perdus. Parfois au prix fort. La rapporteuse du texte s’inquiète de pratiques commerciales trompeuses, à la frontière de la légalité.
En revanche, Google devra mettre à la disposition des « concurrents qualifiés » certaines données d’indexation de recherche et d’informations sur les interactions des utilisateurs pour que ses rivaux puissent améliorer leurs services.
Après la mort en direct du streamer Raphaël Graven, le parquet de Paris a ouvert lundi 25 août une enquête préliminaire concernant, cette fois, le service de streaming australien. C’est la troisième procédure lancée depuis les premières révélations de Mediapart en décembre 2024.
Selon la ministre du numérique, les forces de l’ordre derrière la plateforme Pharos ont été alertées 80 fois à propos de la chaîne vidéo Jeanpormanove. Des gendarmes sont aussi passés cinq fois sur le lieu du tournage, dans le mois qui a précédé la mort en direct du streamer Raphaël Graven.
Lundi 18 août, la mort en direct de Raphaël Graven, alias « Jean Pormanove », a jeté une lumière crue sur le spectacle sordide diffusé sur la plateforme de streaming Kick. Nathan Ferret, sociologue, analyse les ressorts d’une violence « ritualisée » qui a fédéré des milliers de personnes.
Des « pères de famille » aux stars du foot : le profil des spectateurs de la chaîne de « Jean Pormanove », sur laquelle le streamer Raphaël Graven est mort en direct, est loin de se cantonner à des adolescents ou à des marginaux. Mais un petit noyau dur, avide de violence, peine encore aujourd'hui à se remettre en question.
Jamais saisie autrement que par nos demandes et celle de la Ligue des droits de l’homme avant le 18 août, l’autorité de régulation de l’audiovisuel répond à Mediapart et confirme que l’Office anticybercriminalité n’a rien entrepris au sujet de Kick avant la mort du streamer.