L’agence européenne de surveillance des frontières, forte d’un budget multiplié par trois, se lance dans la surveillance généralisée des réseaux sociaux. Au risque de mettre en danger les populations les plus vulnérables.
Pour la Cour de justice de l’Union européenne, l’obligation de retirer un contenu jugé illicite dans un pays de l’UE peut être étendue au monde entier et aux contenus « équivalents ». Une aberration, estime pour Mediapart Chloé Berthélémy, spécialiste des questions de modération.
Investisseur de la première heure dans le réseau social de Mark Zuckerberg, Roger McNamee fait entendre sa voix contre Facebook. Son ouvrage, juste paru en français, évoque « la catastrophe » en cours selon lui, mais aussi la montée des résistances contre les géants du numérique.
Les éditeurs de presse qui comptaient sur Google et les droits voisins pour se renflouer ont essuyé mercredi un camouflet de la part du moteur de recherche. La directive européenne adoptée au printemps n’a rien résolu.
La Californie veut que les chauffeurs Uber deviennent des salariés ; 50 États lancent une enquête contre Google ; Facebook croule sous les procédures : le vent a tourné et les États-Unis se tournent à leur tour vers la régulation.
À la fin du mois de juillet, « The Guardian » et « El País » révélaient que des centaines de personnes étaient chargées d’écouter les conversations d’utilisateurs de Siri, l’assistant vocal d’Apple, afin de corriger ses résultats. Après avoir suspendu le programme qui reprendra à l’automne, la société vient d’annoncer le licenciement de 300 salariés.
Confrontée à une soudaine chute du nombre de vues de leurs publications, plusieurs pages Facebook de collectifs de la gauche radicale cherchent à comprendre ce qui leur est arrivé. Censure politique, économique, algorithmes ? Leurs questions restent pour l’instant sans réponse.
Les projets se multiplient de « smart cities », des villes intelligentes optimisées par des algorithmes, et de « safe cities », des réseaux urbains sécurisés par la reconnaissance faciale ou la police prédictive. Le livre Gouverner la ville numérique revient sur ces domaines qui bouleversent les relations entre acteurs publics et acteurs privés.
Derrière la communication effrénée de Qwant, des questions techniques, un récent audit interne ou encore le passé du président Éric Léandri posent question, après les larges soutiens politiques et financiers que la PME a pu recevoir.
Fondateur en 2018 d’un groupe de « youtubeurs » opposés aux pratiques opaques de la plateforme qui assure leurs revenus, Jörg Sprave s’est associé au puissant syndicat allemand IG Metall pour porter leurs revendications. La filiale de Google a accepté vendredi de les rencontrer.
Les réseaux sociaux ont-ils provoqué l’épidémie de rougeole en laissant prospérer les « antivax » ? Pour des spécialistes réunis à Paris, la rupture de confiance s’explique plutôt par « les scandales sanitaires à répétition » ou la « mendicité scientifique ».
Il suffit d’une autorisation donnée à une entreprise de la publicité en ligne pour qu’aussitôt nos données personnelles soient transmises à tous les acteurs du marché, et traversent frontières et océans. Mediapart s’est penché sur le cas de l’appli Météo-France, dans laquelle la publicité abonde, et qui alimente via sa régie plus de cinquante acteurs et Facebook.
Selfie souvenir, selfie sarcastique, selfie politique… cette nouvelle pratique photographique fait l’objet d'une exposition en ce moment à Vichy. Entretien avec le commissaire de l’exposition, le photographe Olivier Culmann.
L’Assemblée nationale a approuvé largement, mardi 9 juillet, la proposition de loi LREM de lutte contre la haine sur Internet. La Commission nationale des droits de l’homme demande au contraire le retrait de son article premier, qui force à la suppression sous 24 heures des contenus signalés.
Les député·e·s ont examiné, mercredi 3 et jeudi 4 juillet, la proposition de loi de la députée LREM Laetitia Avia. L’annonce de la création d’un parquet spécialisé dans la poursuite des auteurs de contenus dits « haineux » laisse la suppression de ces messages sous la seule responsabilité des « opérateurs de plateforme ».