Migrants: Frontex veut détecter la «menace» grâce aux réseaux sociaux

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L’agence européenne de surveillance des frontières, forte d’un budget multiplié par trois, se lance dans la surveillance généralisée des réseaux sociaux. Au risque de mettre en danger les populations les plus vulnérables. 

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C’est une police prédictive qui pourrait se déployer non plus à l’échelle d’une ville, d’une région, ni même d’un pays, mais sur tous les continents… Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières, vient en effet de lancer un appel d’offres « pour la fourniture de services d’analyse des réseaux sociaux concernant les tendances et les prévisions en matière de migration irrégulière ». Le marché sera conclu pour une durée de 16 mois, reconduit au plus deux fois 12 mois, pour un montant de 400 000 euros hors taxes.