Les députés ont adopté mercredi la proposition de loi de la députée LREM Laetitia Avia, qui oblige le retrait en 24 heures des propos manifestement discriminatoires ou injurieux, ou faisant l’apologie de crimes contre l’humanité. Pour l’apologie du terrorisme, le délai est réduit à une heure.
Au nom de l’état d’urgence, le gouvernement a accéléré la mise en place du Health Data Hub, une plateforme devant centraliser la quasi-totalité de nos données de santé. Dans un avis, la Cnil relève, notamment, que le contrat « mentionne l’existence de transferts de données en dehors de l’Union européenne ». La directrice du projet dément.
Le géant américain s’est vu confier l’hébergement de la plateforme devant centraliser les données de santé des Français. Mediapart révèle que plusieurs sociétés du numérique demandent au ministre de la santé de saisir le parquet afin qu’une enquête soit ouverte.
« Gilets jaunes », journalistes, chercheuses et chercheurs et acteurs et actrices du numérique ont croisé leurs regards et leurs expériences, samedi 7 mars à Saint-Denis, au long d’une journée qui aura consacré cette nouvelle démocratie numérique en gestation.
S’acoquiner avec les figures influentes du réseau peut rapporter gros en terme d’image et en terme de visibilité. C’est même la méthode rêvée pour les politiques qui souhaiteraient s’adresser spécifiquement aux jeunes, que ce soit pour les faire voter ou militer.
De nombreux sites français s’assoient sur les refus des traceurs exprimés par les internautes au fil de leur navigation. De son côté, la Cnil consulte toujours sur les modalités pratiques de recueil du consentement des internautes. La protection des données personnelles est-elle une illusion ?
Brittany Kaiser publie sur Twitter les documents qu’il lui reste de son passage chez Cambridge Analytica, et le récit de ces années vient de sortir en français. La lanceuse d’alerte défend aujourd’hui le contrôle des individus sur leurs données, mais ne remet pas en cause leur collecte.
Deux propositions de loi discutées au Parlement, contre la haine en ligne et contre les violences conjugales, veulent restreindre l’accès des mineurs à la pornographie. Eva Vocz, trésorière du Syndicat du travail sexuel, explique pourquoi son organisation combat les deux dispositions.
Alors que les député·e·s examinent mardi le texte qui vise à faire disparaître de l’Internet les propos dits « haineux », Mediapart a voulu mesurer l’ampleur des atteintes à la liberté d’expression que cette loi met en place.
Repentie, l’ancienne salariée de la société au cœur du scandale a livré via Twitter quelques documents issus de ses archives, et en annonce de nombreux autres. « Il y a maintenant des centaines de Cambridge Analytica dans le monde entier », prévient-elle.
Si les réseaux sociaux sont devenus si populaires, explique la chercheuse américaine Sarah T. Roberts, c’est en se posant en supports d’une liberté d’expression sans limite. Cette promesse n’a jamais été tenue et la modération est devenue une industrie mondialisée.
Si la Haute Assemblée a supprimé la mesure la plus contraignante du texte de la députée LREM Laetitia Avia, les élus et le gouvernement s’entendent pour attribuer à un CSA en voie de refonte la surveillance d’Internet.
Les sénateurs ont supprimé, mercredi 11 décembre, en commission, la mesure phare de la proposition de loi qui veut obliger les plateformes à retirer en 24 heures tout contenu signalé comme « haineux », sous peine de sanctions. « On reste sur un statu quo », regrette la députée Laetitia Avia (LREM), auteure du texte initial, qui se félicite néanmoins du renforcement des pouvoirs du CSA.
Face à la multiplication des attaques contre la liberté d’expression et la liberté d’être informé menées en France par Facebook, Mediapart a cherché à savoir comment s’en prémunir. Résultat : c’est compliqué. Un réseau social, pourtant, « n’est pas autorisé à supprimer un contenu non manifestement illégal », rappellent des juristes.
La plateforme Etsy, où s’achètent et se vendent des objets « faits main », promet aux créatrices de vivre de leur passion. La promesse est pourtant loin d’être tenue, et la « marchandisation des loisirs » loin d’être une sinécure. Avec Anne Jourdain, sociologue, et Sophie Ronzel, créatrice.
Une plateforme baptisée « Health data hub » centralisera bientôt les données de santé des Français, celles générées par un acte de soin remboursé comme celles des hôpitaux, des médecins et même des pharmaciens. Des partenaires privés pourront y accéder. Face aux inquiétudes suscitées par ce projet et au mécontentement des hôpitaux publics, le gouvernement et la Cnil tentent de rassurer.