Les résultats des urnes ne sont pas ceux des réseaux sociaux, où Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon semblaient avoir l’avantage. Entretien avec la chercheuse Jen Schradie, qui travaille sur les liens entre politique et infrastructures numériques, à l’heure où Emmanuel Macron prétend « démanteler » Facebook.
Malgré leurs différences d’approche du numérique, la quasi-totalité des candidates et candidats se retrouve sur la nécessité d’assurer la souveraineté numérique de la France et de limiter l’influence des géants du Net.
Depuis plusieurs mois, un conflit oppose les chercheurs du prestigieux Institut de recherche en informatique et en automatique à leur PDG, Bruno Sportisse. Outre son autoritarisme, ils lui reprochent de délaisser la recherche fondamentale au profit de créations de start-up.
Si des cyberattaques ont bien été menées, et que la guerre informationnelle fait rage, le conflit en Ukraine n’a pas encore déclenché de catastrophe numérique telle que la réputation de la Russie en la matière le faisait craindre.
Le gendarme français des données personnelles a mis en demeure un gestionnaire de site internet de cesser d’utiliser l’outil du géant américain de mesure d’audience, au motif qu’il transmet les données de ses visiteurs vers les États-Unis. Où elles pourraient être exploitées par les services de renseignement.
Elyze, téléchargé plus d’un million de fois, se présente comme le « Tinder » de la politique permettant aux jeunes électeurs perdus de se retrouver dans la jungle des propositions. De nombreuses critiques se sont élevées contre la récolte massive de données opérée par l’application.
Le gouvernement a retiré sa demande d’autorisation auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés permettant le déploiement du gigantesque Health Data Hub, dont l’hébergement avait été confié à Microsoft.
Le gendarme européen des données personnelles a ordonné à l’agence de police criminelle de supprimer de nombreuses informations stockées dans sa gigantesque base de données en violation de la règlementation. Révélations sur les coulisses de ce bras de fer, sur fond d’inquiétude sur les pratiques d’Europol.
En trois décennies, le groupe numérique s’est construit un empire global, dominant par la puissance de ses algorithmes et de ses technologies d’intelligence artificielle, non seulement le commerce en ligne mais nombre d’activités numériques. Jusqu’alors incontestée, cette puissance commence à faire peur. Premier volet de notre série sur le géant de la vente en ligne.
Les NFT, ces jetons non-fongibles qui garantissent la propriété exclusive d’un objet numérique, et le métavers, sorte d’univers parallèle virtuel, sont les deux grandes tendances technologiques de 2021. Mais ce sont surtout les symptômes d’un capitalisme crépusculaire.
Depuis le début de l’année, la désinformation climatique est en plein boom sur le premier réseau social au monde, exacerbée par le manque de vérification des contenus postés et les millions de dollars publicitaires déversés par l’industrie fossile.
Tout en menant une bataille culturelle visant à banaliser leurs idées et ridiculiser celles de la gauche, les influenceurs de la fachosphère ont mis en place un écosystème numérique très rentable.
Influenceurs et youtubeurs d’extrême droite se jouent des règles de modération des plateformes, qui sont souvent réticentes à censurer leurs contenus. La justice, elle, manque cruellement de moyens.
Auditionnée par le Parlement européen, l’ex-employée de Mark Zuckerberg, devenue lanceuse d’alerte, a plaidé pour l’adoption d’une législation « forte » pour imposer au réseau social d’ouvrir ses données aux chercheurs et à la société civile.
Une faille béante dans sa plateforme repérée à la fin du mois d’août permettait d’accéder à plusieurs centaines de milliers de résultats de tests anti-Covid. Si celle-ci a été réparée, la Cnil a découvert durant son enquête d’autres manquements. Elle donne 2 mois à la société pour se mettre en conformité.
Une ancienne employée de la société a quitté son poste en emportant plusieurs milliers de documents transmis à la presse, à des parlementaires et aux autorités. Le réseau social se trouve une nouvelle fois épinglé pour son manque d’éthique, que ce soit dans la modération des contenus ou dans la prise en compte de ses effets pervers sur les plus jeunes.