Les plans de licenciement se poursuivent dans le monde de la high tech. En moins de quinze jours, Amazon, Microsoft et Alphabet viennent d’annoncer 30 000 suppressions d’emplois.
Deux célèbres streamers ont annoncé la création d’un outil collaboratif pour bannir les utilisateurs tenant des propos haineux. Avant de se lancer dans la chasse aux commentaires malveillants, les streamers doivent d’abord veiller à ne pas banaliser les discriminations, estiment d’autres.
Pour la première fois, Google, Amazon, Facebook et consorts se heurtent au mur de la réalité. Confrontés à un retournement économique, leur réponse est semblable à celle des acteurs de l’économie traditionnelle : des licenciements massifs pour diminuer les coûts et plaire aux financiers.
Le patron du groupe qui détient Facebook et Instagram a annoncé le licenciement de 11 000 personnes, soit pas moins de 12,6 % de ses effectifs. Ce tournant signe la fin d’une époque pour Meta, mais aussi la volonté de Mark Zuckerberg de continuer sa fuite en avant vers le métavers.
Propriétaire depuis huit jours, le milliardaire a déjà cassé le modèle de la plateforme. Il a lancé un plan social massif, licenciant par mail la moitié des effectifs du groupe et se plaint dans le même temps de l’effondrement des revenus publicitaires. Les annonceurs fuient en masse, inquiets de la révision à la baisse de la politique de modération et des dérives que cela risque d’entraîner.
L’homme le plus riche du monde a pris le contrôle exclusif de la plateforme très influente pour 44 milliards de dollars. À peine arrivé, il imprime déjà sa marque. Libertarien convaincu, il a désormais un pouvoir exorbitant sur le débat public dans le monde occidental.
Une vidéo d’une jeune femme racontant avoir été victime d’une tentative d’enlèvement à la gare Saint-Charles a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Si cette thèse ne repose sur aucun fait concret, elle a déclenché une vague de xénophobie, faisant craindre à la police un trouble à l’ordre public.
L’ONG publie un rapport documentant comment, en 2017, le réseau social a été incapable de modérer les messages appelant à la discrimination ou au meurtre des membres de cette minorité ethnique de confession musulmane, et les a même promus via ses algorithmes. Elle demande à sa société mère, Meta, de les indemniser.
Marc et Nadé Blata, figures des influenceurs français, cumulent à eux deux 7 millions d’abonnés sur Instagram. Comme d’autres célébrités de ce petit monde issu de la téléréalité, le couple installé à Dubaï a fait la promotion d’une formation à la réalité bien incertaine.
Pour sa septième édition, le plus gros événement de streaming français, le ZEvent, débute à Montpellier ce vendredi soir à 18 heures, sur la plateforme de streaming Twitch, jusqu’à dimanche. Cette année, il vise à récolter des dons pour les associations écologistes Sea Shepherd, la LPO, The SeaCleaners et la WWF. Mais le marathon numérique est-il en phase avec les convictions qu’il arbore ?
Grâce à un mélange de paris sportifs et d’achats-ventes en cryptomonnaie d’images numériques de footballeurs, Sorare est devenue l’étendard de la « French Tech ». Mais l’Autorité nationale des jeux réfléchit à classer ses activités dans la catégorie lourdement encadrée des jeux de hasard.
Grâce à un mélange de paris sportifs et d’achats-ventes en cryptomonnaie d’images numériques de footballeurs, Sorare est devenue l’étendard de la « French Tech ». Elle préfigure une nouvelle ère du Web, fondée sur la financiarisation. Avec des risques inédits.
Avec seulement deux applications mises en cause, la France fait figure de bonne élève dans le rapport de Human Rights Watch sur la collecte de données durant la pandémie. Mais, dans les salles de classe, la situation est en réalité plus complexe, notamment en raison de l’usage d’outils non validés par le gouvernement.
Human Rights Watch a analysé durant deux ans 164 outils numériques destinés aux élèves de 49 pays durant la pandémie afin qu’ils puissent continuer à suivre leurs cours. 89 % « surveillaient les enfants, secrètement et sans le consentement de leurs parents ».
Mediapart a interrogé le sociologue Gilles Jeannot, coauteur avec son collègue Simon Cottin-Marx du livre « La Privatisation numérique. Déstabilisation et réinvention du service public », sur la place prise dans le débat public de la notion de souveraineté numérique et sur le bilan d’Emmanuel Macron et de sa « start-up nation ».
En moins de trois semaines, le patron de Tesla est parvenu à emporter Twitter, en proposant la somme de 44 milliards de dollars. La prise de contrôle de cette plateforme très influente va donner à ce milliardaire libertarien un pouvoir exorbitant. Les États-Unis paient leur laxisme à l’égard des géants du numérique.