Le géant du Net est poursuivi pour abus de position dominante par les autorités judiciaires américaines. Impensable il y a encore quelques années, cette procédure illustre l’inquiétude grandissante face au pouvoir devenu exorbitant des Gafa.
Saisi en référé, le Conseil d’État a refusé de suspendre la plateforme devant centraliser l’ensemble des données de santé, contestée au motif de son hébergement confié à Microsoft. L’arrêt reconnaît cependant un risque de transfert de données vers les États-Unis et appelle l’État à trouver, comme il s’y est engagé, une solution européenne.
Dans le cadre d’un recours visant la suspension du Health Data Hub, projet de plateforme pour centraliser nos données de santé, le gendarme de la vie privée a transmis au Conseil d’État un mémoire demandant aux acteurs de cesser de confier leur hébergement à Microsoft ou toute société soumise « au droit étatsunien ».
La question de la mise en place de la nouvelle génération de réseaux mobiles revêt un caractère bien plus technique que politique et pourtant, les partis de gauche se sont engouffrés dans ce débat. S’agit-il d’une simple récupération opportuniste ?
L’application de traçage numérique multiplie les couacs depuis son lancement, jusqu’à l’aveu du premier ministre : Jean Castex ne l’a pas téléchargée, comme une immense majorité de Français. À l’heure où le Royaume-Uni lance son outil avec succès, Mediapart revient sur les raisons d'un échec, entre choix techniques et hésitations politiques.
Alors que s’ouvrent les enchères pour l’attribution des fréquences, des centaines de millions d’euros doivent être investis par les grands opérateurs du secteur, qui comptent sur cette rupture technologique pour ouvrir de nouveaux marchés. Quel est le sens de cet événement alors qu’il n’y a pas assez de personnel pour affronter l’épidémie de Covid-19 ?
Auditionnés mercredi par des membres du Congrès, les responsables de Google, Amazon, Facebook et Apple ont passé un mauvais moment. Les autorités, qui avaient renoncé à utiliser les lois antitrust, se disent prêtes à les moderniser pour contrer la puissance des géants du numérique et casser leur monopole.
Les téléphones mobiles d’aujourd’hui font converger une somme de fonctions jamais vue dans l’histoire des technologies, dont la lecture des nouvelles, et parfois même leur écriture. Mais pas la rédaction de cette chronique de l’ouvrage remarquable que Nicolas Nova leur consacre.
Après six mois de travaux, la mission sénatoriale sur l’empreinte environnementale du numérique a présenté ses calculs et ses idées. Nombre d’entre elles recoupent les propositions de la Convention citoyenne pour le climat.
La haute juridiction administrative donne cinq jours à la plateforme de santé pour préciser comment elle compte « pseudonymiser » les données et indiquer sur son site que celles-ci pourront être transférées hors de l’UE. Selon nos informations, le Health Data Hub négocie un avenant à son contrat avec Microsoft afin de régulariser cette situation.
Les deux principales dispositions du texte, soit le retrait en 24 heures des contenus haineux et celui, en une heure, des contenus à caractère terroriste ou pédo-pornographique, sont censurées. L’atteinte à la liberté d’expression n’est pas « proportionnée au but poursuivi ».
Notre enquête révèle que le réseau social montre davantage aux abonnés les photos de personnes dénudées, poussant les utilisateurs à poster de telles images afin d’atteindre le maximum d’audience. Une prime à la nudité qui questionne jusqu’au droit du travail.
Une quinzaine de personnalités et d’organisations ont déposé un référé-liberté contre le déploiement, accéléré au nom de l’état d’urgence sanitaire, de la nouvelle plateforme de santé devant centraliser l’intégralité de nos données de santé et dont l’hébergement a été confié à Microsoft.
En protégeant la parole incendiaire du président américain Donald Trump, le patron du réseau social Facebook, pourtant désavoué publiquement par certains de ses employés, a choisi son camp. Et ce n’est pas celui de la liberté d’expression.
Minneapolis brûle, le Covid-19 tue, mais le président des États-Unis juge urgent de réglementer les réseaux sociaux, parce que Twitter a placé un avertissement sur deux de ses tweets, avant d’en masquer un troisième.
Après la Cnil, les députés puis les sénateurs ont donné leur aval au projet contesté d’application de contact tracing du gouvernement qui devrait être disponible à partir du 2 juin.