Aux sources de la désinformation en santé, la confiance brisée

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Les réseaux sociaux ont-ils provoqué l’épidémie de rougeole en laissant prospérer les « antivax » ? Pour des spécialistes réunis à Paris, la rupture de confiance s’explique plutôt par « les scandales sanitaires à répétition » ou la « mendicité scientifique ».

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Il y a le verre à moitié plein : « L’obligation vaccinale est majoritairement bien acceptée par les parents d’enfants nés en 2017 et en 2018, puisque deux tiers d’entre eux (67 %) déclarent y être favorables », se réjouissait en avril Santé publique France, l’agence française de santé publique, à l’occasion de la semaine de la vaccination. La ministre de la santé, Agnès Buzyn, embrayait, se félicitant de la progression entre 2018 et 2019 du nombre d’enfants ayant reçu les onze vaccins obligatoires, passé de 93,1 % à 98,6 % pour les bébés nés entre janvier et mai 2018, à l’âge de sept mois : « La confiance envers les vaccins revient. »