Évoquer des personnes racisées dans les médias leur fait courir le risque de subir des commentaires racistes. Pour autant, faut-il renoncer, pour les protéger, à leur donner la parole, au risque de les exclure complètement du débat civique ?
Le régulateur français de l’audiovisuel a mis en demeure la chaîne de Vincent Bolloré pour deux séquences diffusées début 2025, estimant qu’elles génèrent une « stigmatisation de nature à encourager des comportements discriminatoires » envers les personnes d’origine immigrée et de confession musulmane.
Mediapart révèle la parade trouvée par la chaîne de Bolloré pour échapper aux sanctions de l’autorité de contrôle, tout en reléguant la gauche et le centre en pleine nuit. Et en réservant les fortes audiences à l’extrême droite : 96 % du temps de parole du RN est diffusé en journée.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête, notamment pour « atteinte à l’intimité de la vie privée par captation », sur l’enregistrement clandestin d’une conversation des journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand. Ce dernier a déposé une autre plainte pour l’enregistrement d’une conversation avec l’ex-patronne de France Inter.
Au cours d’une nouvelle journée d’auditions de journalistes et responsables de la télé et radio publiques, le rapporteur Charles Alloncle, épaulé en amont par la galaxie Bolloré, a tenté de montrer que l’audiovisuel public penchait à gauche. En dépit du réel.
Des dizaines de correspondants locaux du groupe ne touchent plus un centime depuis un an. La situation révèle la condition vulnérable de ces soutiers de l’information. Le PDG de l’entreprise assure que les « retards » de paiement vont être rattrapés.
Delphine Ernotte-Cunci a été très longuement interrogée le 10 décembre dans le cadre de la commission d’enquête sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public. L’agressivité du rapporteur du groupe UDR Charles Alloncle et ses questions trop anecdotiques n’ont pas mis en difficulté la dirigeante.
Un entretien avec le haut magistrat Jean-François Bohnert, qui devait notamment aborder la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l’affaire des financements libyens, a été déprogrammé in extremis par la direction du quotidien. La rédaction s’insurge.
Des documents comptables obtenus par Mediapart révèlent l’emprise croissante de grands groupes de production privés dans la grille des programmes du groupe public. France Télévisions dit subir la dynamique de concentration du marché de la production audiovisuelle sans pour autant rester passive.
Le journaliste français a été condamné à sept ans de prison par la cour d’appel de Tizi Ouzou, en Algérie. Le jugement est contraire aux principes fondamentaux qui, à travers le monde, consacrent le droit de savoir.
Dans une décision rendue le 27 novembre, le tribunal administratif de Paris a refusé de permettre à l’hebdomadaire de licencier Christophe Nobili. Depuis que ce journaliste a révélé la rémunération cachée de la compagne d’un ex-dessinateur, la direction tente tout ce qu’elle peut pour s’en séparer.
Mediapart révèle que le régulateur des médias avait d’abord estimé n’avoir rien à reprocher à « Complément d’enquête » concernant son émission sur le Sénat. Mais face aux pressions du Palais du Luxembourg et de son président Gérard Larcher, l’Arcom a fini par se déjuger.
À l’Assemblée nationale comme dans les médias Bolloré, l’extrême droite se coordonne pour démolir l’audiovisuel public. Face à ces attaques, des enquêtes de France 2 et Reporters sans frontières rappellent par les faits comment CNews ne respecte pas ses obligations de pluralisme et propage massivement ses obsessions identitaires.
La chaîne est sous le feu des critiques depuis qu’une de ses journalistes a accumulé les erreurs à propos du nouveau maire de New York, Zohran Mamdani. En interne, plusieurs salariés dénoncent d’autres dérives et la place toujours plus grande accordée aux opinions.
Pour la première fois, l’événement ouvre ses portes aux médias généralistes. Mais l’accréditation de Matthieu Slisse, coauteur du livre « Les Charognards » dénonçant les dérives des deux leaders du secteur, a été refusée. La corporation juge « infamant » le titre de l’ouvrage.