À l’Assemblée nationale comme dans les médias Bolloré, l’extrême droite se coordonne pour démolir l’audiovisuel public. Face à ces attaques, des enquêtes de France 2 et Reporters sans frontières rappellent par les faits comment CNews ne respecte pas ses obligations de pluralisme et propage massivement ses obsessions identitaires.
La chaîne est sous le feu des critiques depuis qu’une de ses journalistes a accumulé les erreurs à propos du nouveau maire de New York, Zohran Mamdani. En interne, plusieurs salariés dénoncent d’autres dérives et la place toujours plus grande accordée aux opinions.
Pour la première fois, l’événement ouvre ses portes aux médias généralistes. Mais l’accréditation de Matthieu Slisse, coauteur du livre « Les Charognards » dénonçant les dérives des deux leaders du secteur, a été refusée. La corporation juge « infamant » le titre de l’ouvrage.
Arrivée à l’été 2025 pour prendre la tête de la galaxie médiatique composée par l’armateur Rodolphe Saadé, Claire Léost réemploie les méthodes apprises du temps où elle présidait Prisma de Vincent Bolloré : porosité avec l’actionnaire, économies à tous les étages et précautions envers les annonceurs.
Le documentaire « Dans Gaza », réalisé par la journaliste Hélène Lam Trong, raconte le quotidien des journalistes palestiniens de l’AFP, pris au piège à Gaza et poursuivant leur travail d’information dans des conditions impossibles. Mediapart a rencontré deux d’entre eux, Mahmud Hams et Maï Yaghi.
La diabolisation du nouveau maire de New York, socialiste et musulman, déborde largement de l’extrême droite. Pis, ses arguments sont recyclés par l’autoproclamé camp de la raison, pour lequel tout est bon pour disqualifier une candidature qui bouscule ses intérêts et ses préjugés.
Invitée par l’antenne marseillaise de BFMTV, Audrey Marchand a été présentée comme une simple « militante politique », alors qu’elle était candidate Reconquête en 2022. La chaîne plaide une « erreur ». L’intéressée n’a pourtant pas manqué de dérouler ses idées d’extrême droite.
Les procès abusifs contre les médias indépendants se multiplient, menaçant le droit d’informer. Pour y faire face, le FPL lance « Ripostes », une initiative à découvrir dans cette vidéo en replay.
Comme lors de sa condamnation, l’incarcération de l’ancien président a donné lieu, dans les médias audiovisuels, à un rare niveau de déformation des faits et d’erreurs factuelles. La défense de Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois pris toute la place.
Après quatre années passées à échapper au rouleau compresseur du milliardaire breton, c’est au tour des rédactions du groupe Prisma de servir de marchepied médiatique à l’extrême droite. Plusieurs interventions éditoriales récentes laissent craindre le pire aux journalistes.
La compagne d’André Escaro, dessinateur historique du journal satirique, était rémunérée jusqu’à 5 600 euros par mois pour lui « souffler des idées ». La justice a décidé la relaxe, estimant que rien ne venait prouver qu’elle n’avait pas travaillé.
Sigfrido Ranucci, journaliste italien renommé qui vit sous escorte policière depuis 2014, dirige, sur la troisième chaîne de la télévision publique RAI, l’émission « Report ». Il avait déjà reçu deux balles à son domicile il y a un peu plus d’un an.
Exaspéré par la crise en interne, Denis Olivennes, le patron du groupe de presse CMI, a imposé à la directrice de la rédaction un changement de méthode. La nomination d’Aurélien Viers comme directeur délégué est bien le signe de l’affaiblissement d’Ève Szeftel, désormais en sursis à la tête de l’hebdomadaire.
Le film intitulé « Les Guetteuses du 7 octobre » est diffusé dimanche sur France 5. Son financement par une association cultuelle et une organisation proche de l’État israélien suscitent une polémique. Les équipes de production ont demandé à être retirées du générique.
Depuis une semaine, éditorialistes, commentateurs et même certains journalistes dépeignent l’ancien président en victime. En oubliant le fond de l’affaire. « À l’air libre » avec Fabrice Arfi et Yunnes Abzouz de Mediapart, Marine Babonneau du « Canard enchaîné » et le chercheur Nicolas Kaciaf.
Sur les principales chaînes d’information en continu, la défense de Nicolas Sarkozy a pris toute la place au détriment des faits. Sur BFMTV, des consignes envoyées aux présentateurs ont été ignorées et une journaliste, un peu trop rigoureuse, a même été convoquée.