Depuis le meurtre de la jeune Lola, la récupération politique et médiatique n’en finit pas, et une émission de télévision en a beaucoup parlé, celle de Cyril Hanouna. Analyse d’une séquence politico-médiatique.
La suppression de la contribution à l’audiovisuel public va affaiblir le financement de France Télévisions, Radio France et quelques autres chaînes, dont Arte. Et il n’y a pas lieu de s’en réjouir.
Le renflouement du quotidien par le milliardaire tchèque marque un nouvel épisode dans le mouvement tectonique qui secoue le secteur : la concentration sans précédent aux mains de quelques milliardaires s’accélère. L’aide apportée au quotidien par le milliardaire tchèque se fait dans des conditions drastiques.
La Commission européenne a dévoilé un projet de règlement visant à protéger le pluralisme et l’indépendance des médias, freinant notamment l’intrusion des actionnaires dans la vie éditoriale. Les associations regroupant les éditeurs de presse, souvent à la tête de médias tombés dans les mains de milliardaires, s’insurgent.
Le 16 septembre, Bouygues et RTL Group ont annoncé renoncer à leur projet de fusion de TF1 et M6. Cette victoire pour le pluralisme marque aussi celle de l’indépendance de l’Autorité de la concurrence qui avait fait part des dangers d’une telle concentration, pourtant soutenue par l’Élysée.
Dans une émission de Bernard de La Villardière, diffusée en mars sur M6, un militant LGBT témoignait de la difficulté d’être gay au Sénégal. Il dénonce une atteinte à son anonymat et explique avoir dû, depuis, se réfugier en France et demander l’asile politique.
Une affaire de chantage à la sextape déstabilise la municipalité de Saint-Étienne, la treizième ville de France. Ce n’est pas une petite affaire locale, c’est un scandale national, un kompromat à la française. Vous n’en auriez rien su si Mediapart n’existait pas.
Accusée d’avoir rétribué durant vingt-quatre ans la compagne d’un dessinateur historique pour un emploi fictif, la direction du « Canard enchaîné » plaide « un montage un peu acrobatique », mais dément toute fraude. Depuis son manoir dans l’Orne, le couple en cause assure qu’ils ont « travaillé ensemble », tandis que la rédaction se déchire publiquement. La police, elle, enquête.
Depuis cinq ans, Julie Hainaut endure une campagne de haine sur Internet d’une rare violence à la suite d’un article publié dans « Le Petit Bulletin ». Un rapport pointe aujourd’hui les manquements fautifs de son ancien employeur dans cette affaire.
La rédaction de « Paris Match » a voté, dimanche 21 août, une motion de défiance contre sa direction au lendemain du départ forcé de Bruno Jeudy. Une nouvelle marque du management particulier au sein des titres tombés dans l’escarcelle de Vincent Bolloré.
Un rapport indépendant épingle le modèle social développé par la filiale du groupe Ouest-France dans ses rédactions web regroupées au sein de la plateforme d’information locale. Sa direction évoque « des sujets que nous avons commencé à traiter ».
Bernard-Henri Lévy a perdu son procès en appel contre le média Blast, qui le présentait comme le possible bénéficiaire d’un financement du Qatar. Le philosophe critique l’interprétation de l’arrêt faite par le directeur du site d’information.
Une semaine après avoir dû admettre que les informations concernant le couple de députés Garrido-Corbière étaient fausses, l’hebdomadaire « Le Point » a été condamné en diffamation dans une tout autre affaire, en raison d’une base factuelle « inexistante ». Un fiasco de plus pour la direction de la rédaction, qui a une fâcheuse tendance à publier ses informations sans les vérifier.
Emmanuel Macron l’a décidé presque seul : l’audiovisuel public sera privé dès cette année des 3,2 milliards d’euros que lui rapporte cette ressource prélevée depuis 1948. Au nom du « pouvoir d’achat », le gouvernement s’apprête à faire peser de lourdes menaces sur les médias publics.
L’exécutif britannique veut changer le mode de financement du groupe audiovisuel public pour des raisons économiques et électoralistes. En janvier dernier, la ministre de la culture, Nadine Dorries, a expliqué vouloir mettre fin à la redevance, un système de financement qu’elle juge « obsolète ».
Dans un article publié mercredi, « Le Point » accuse le couple LFI de maltraiter une femme de ménage sans papiers. Des éléments recueillis par Mediapart montrent que l’enquête est truffée d’erreurs et d’incohérences. Son auteur, Aziz Zemouri, persiste, mais l’article a finalement été supprimé jeudi midi.