Sous la direction de Geoffroy Lejeune, le « Journal du dimanche » opère un virage prorusse. L’hebdomadaire a accueilli dans ses colonnes trois journalistes issus de RT France, chaîne de propagande financée par l’État russe et suspendue en France depuis l’invasion de l’Ukraine.
Depuis lundi 28 août, l’entourage du garde des Sceaux tente d’éteindre la polémique suscitée par les propos du ministre, qui a lancé à des journalistes femmes qui l’interrogeaient qu’elles n’étaient pas « seins nus ». Mais des images que Mediapart a pu consulter contredisent cette version. La direction de BFMTV se refuse à les diffuser.
Vendredi 25 août, les juges d’instruction décidaient de renvoyer Nicolas Sarkozy en correctionnelle, dans l’affaire des financements libyens. Du jamais-vu dans l’histoire politique et judiciaire française, et assurément l’occasion pour les médias français d’en faire leurs gros titres. En réalité, la nouvelle a en grande partie été occultée par la sortie de son livre, apparemment plus digne de l’intérêt journalistique.
Le troisième numéro du « JDD » version Geoffroy Lejeune a paru ce dimanche dans les kiosques. Il confirme la rupture profonde avec la ligne éditoriale historique de l’hebdomadaire. Surtout, il accélère la prise en main du journal par l’extrême droite. Un journal national du week-end pourrait être lancé.
Auparavant radio pirate, Timbre FM diffuse depuis l’ancienne poste d’Augan des musiques alternatives comme les voix des demandeurs d’asile. Son credo : faire de la radio un outil social appropriable par tous et toutes.
Après un mois et demi de grève au sein de la rédaction, le premier numéro paru sous la direction de Geoffroy Lejeune, de 32 pages seulement, réunit tout le gratin de l’extrême droite, s’inscrivant dans le même combat idéologique que CNews.
Après six semaines d’absence du « Journal du dimanche » dans les kiosques, la fin de la grève a été votée lundi soir, selon nos informations. Un protocole de fin de conflit a été signé prévoyant des indemnités de départ pour les journalistes refusant de travailler sous la direction de Geoffroy Lejeune, l’ancien chef du journal d’extrême droite « Valeurs actuelles ».
Le groupe Lagardère a annoncé la fin des négociations avec les journalistes du « Journal du dimanche », en grève depuis plus d’un mois contre l’arrivée de Geoffroy Lejeune, qui prendra ses fonctions de directeur de la rédaction le 1er août. Cette situation consternante montre le pouvoir démesuré des actionnaires dans les rédactions françaises.
La promotion par Vincent Bolloré de figures de l’extrême droite à la tête des médias qu’il contrôle constitue une accélération majeure du naufrage de la presse française. Mille et une lâchetés, abandons ou complicités accumulées pendant des années permettent aujourd’hui au milliardaire breton d’agir à sa guise.
Alors que la rédaction du « JDD » a entamé sa quatrième semaine de grève, une proposition de loi transpartisane pour la conditionnalité des aides à la presse et l’indépendance des journalistes a été déposée à l’Assemblée nationale. Mais ses chances d’être débattue et votée sont minces.
Les clichés sur les quartiers populaires persistent dans de nombreuses rédactions françaises et produisent des biais sur le traitement médiatique des banlieues. Beaucoup de journalistes le déplorent, mais se gardent de le dire par crainte d’être brocardés ou de se voir reprocher un manque de neutralité.
Après la mort du jeune Nahel, Mediapart a analysé le JT du 20 heures de France 2 pendant une semaine. Résultat : des reportages essentiellement axés sur les violences, laissant peu de place aux questionnements sur les causes des révoltes.
Alors que la rédaction du « Journal du dimanche » entre dans sa troisième semaine de grève, les journalistes grévistes demandent une « réponse politique forte » de la part du gouvernement et des parlementaires. À l’Assemblée nationale, les députés de la majorité oscillent entre langue de bois et temporisation. À droite et à l’extrême droite, l’indépendance des rédactions n’est pas un sujet.
Plusieurs journalistes professionnels sont mentionnés comme « sous-traitants » rémunérés par l’agence du détective Mario Brero pour ses missions au service des Émirats arabes unis. Parmi eux, Louis de Raguenel (Europe 1, ex-« Valeurs actuelles »), mais aussi Ian Hamel, qui collabore notamment avec « Marianne » et « Le Point ».
Les événements survenus depuis la mort de Nahel ont montré que les quartiers populaires ne sont dignes de l’intérêt journalistique que lorsqu’ils s’embrasent. En focalisant l’attention sur les images de voitures incendiées et de vitrines brisées, les médias ont éludé les causes socio-économiques de ces violences, analyse Nordine Nabili, ancien directeur du Bondy Blog.
Ce 7 juillet marque les six mois de détention, dans les prisons des talibans, de notre confrère franco-afghan Mortaza Behboudi. Un compteur a été installé sur la façade de la mairie de Paris-Centre et un bateau est parti du Finistère.