Selon nos informations, le rachat des parts de la famille Tapie dans le quotidien « La Provence » fait l’objet d’une âpre confrontation entre Xavier Niel et Rodolphe Saadé, patron du groupe CMA CGM. Le groupe Fiducial, actionnaire de Sud Radio, et le groupe La Dépêche vont aussi déposer une offre.
Alors que Bolloré étend son empire médiatique et que la concentration des médias inquiète, comment la presse indépendante peut-elle faire face ? Nos invités : Charlotte Clavreul, du Fonds pour une presse libre, Raphaël Garrigos, des Jours, Mathieu Molard, de StreetPress, et Agnès Rousseaux, de « Politis ».
Après avoir conquis Canal+, CNews, Europe 1, « Paris Match » ou encore « Le Journal du dimanche », Vincent Bolloré a engagé, d’après nos informations, des négociations pour prendre le contrôle du « Figaro ». Au risque de relancer les polémiques sur la concentration des médias au profit des puissances d’argent.
La ministre de la culture Roselyne Bachelot réagit aux attaques de l’extrême droite contre la liberté d’informer dénoncées par 39 sociétés de journalistes. Elle incite les médias concernés à « porter plainte ».
Tôt le matin, Julien Migaud-Muller présente sur BFMTV l’émission la plus regardée de France. La journée, il prodigue des conseils en communication à des chefs d’entreprise et des politiques. Un partenariat « gagnant-gagnant » selon l’intéressé, mais en contradiction avec le discours officiel de la chaîne.
L’immense empire de presse que Vincent Bolloré constitue et qu’il met au service d’une candidature d’extrême droite souligne l’intense danger auquel conduit une concentration toujours plus accentuée des médias. Le débat autour des critères anticoncentration s’en trouve relancé.
Plus de 50 médias indépendants ont lancé un appel aux citoyens pour leur demander de soutenir la presse libre. Face aux médias dominants, dont ceux du milliardaire Bolloré, l’initiative constitue un formidable sursaut démocratique qui ne doit pas rester sans lendemain.
En plaçant des personnes de confiance à la tête du « JDD » et de « Paris Match », le milliardaire renforce son empire et l’arrime davantage à l’extrême droite, pour faire campagne en faveur d’Éric Zemmour. Le procédé fait penser à l'asservissement de la presse des années 1930.
Trois mois après avoir renoncé à sa commandite, Arnaud Lagardère a perdu le contrôle de son groupe : Vivendi, contrôlé par Vincent Bolloré, a annoncé le lancement d’une OPA sur Lagardère, avec le soutien des principaux actionnaires. Jamais une telle concentration horizontale et verticale n’a été réalisée dans le monde des médias et de la communication. Un signe supplémentaire de notre effondrement démocratique.
En annonçant qu’il va apporter une partie de ses actifs dans la presse à un fonds de dotation, le milliardaire a voulu faire croire qu’il désirait œuvrer à un renforcement de l’indépendance du « Monde » et de « L’Obs ». Mais les statuts lui confèrent l’essentiel des pouvoirs, lesquels profiteront ultérieurement à ses héritiers.
Franz-Olivier Giesbert n’est plus directeur éditorial du quotidien contrôlé par Bernard Tapie. L’annonce en a été faite par la direction du journal jeudi, à l’occasion d’un comité social et économique.
Dans « À l’air libre » jeudi, Matthieu Bock et Jean-Gabriel Bourgeois, de la rédaction d’Europe 1, viennent parler de la grève historique qui a touché la station contre la mainmise de Vincent Bolloré, et de ses suites. Également au sommaire : couacs en série au grand oral du bac 2021.
Vincent Bolloré est en passe d’arrimer Europe 1 à sa chaîne CNews, qui est devenue un instrument de propagande en faveur d’une fascisation des esprits. Cette opération, qui intervient après l’annonce du rapprochement TF1-M6, dessine le paysage sinistre d’un audiovisuel que la puissance publique abandonne aux puissances d’argent et à la droite radicale.
Viré en 2018 pour avoir critiqué publiquement sa direction, le reporter chevronné Joseph Tual, dont les scoops ont été régulièrement étouffés par sa direction, doit réintégrer son poste, ont jugé les prud’hommes de Paris.
Le milliardaire joue les mécènes en apportant Libération au Fonds de dotation pour une presse indépendante (FDPI) mais, en réalité, la structure créée pourrait contrevenir aux règles fiscales, et le montant de la réduction d’impôt espérée par SFR aurait été massivement gonflé.
Le tribunal de commerce d’Évry a prononcé mercredi la liquidation de ce projet porté par un proche du macroniste Julien Denormandie, qui devait former au journalisme et à la communication des étudiants issus des quartiers populaires. Un million d’euros de subventions avait été versé.