Liberté d’expression: d’une époque l’autre, retour sur la grande loi de 1881, que Macron veut torpiller

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Les débats à la Chambre des députés de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse et de la parole permettent de mesurer la grave régression démocratique que constitue le système de comparution immédiate voulu par Emmanuel Macron dans le cadre du projet de loi sur les principes républicains.

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L’histoire est parfois injuste. Des grands hommes qui ont défendu au cours des derniers siècles la liberté de la presse et de la parole, on ne retient le plus souvent que quelques noms, mais pas tous. Camille Desmoulins (1760-1794), qui voyait en la presse « la sentinelle » de la démocratie, est ainsi passé à la postérité pour avoir joué un rôle majeur dans la défense de ces principes dès le début de la Révolution française et contribué, avec l’appui de Robespierre (1758-1794), à la rédaction du célèbre article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »