Le cinéaste Pierre Beuchot est mort à 82 ans le 27 novembre. Épris de l’œuvre de Pierre Jean Jouve, passionné par l’art, il laisse deux films prodigieux consacrés à la Seconde Guerre mondiale : Le Temps détruit et Hôtel du Parc. Hommage étayé à un être mystérieux sans se montrer opaque, nostalgique et pourtant gorgé de vie : avec Claude Guisard, ancien de l’Ina, Jérôme Prieur, écrivain et cinéaste, ainsi que Pascale Froment, écrivaine et journaliste.
Plusieurs journaux européens et américains se sont fait l’écho des risques pour la liberté de la presse du projet de loi sécurité globale, et s’inquiètent plus largement du virage droitier et autoritaire pris par le président français.
Le gouvernement veut continuer à vider de sa substance la grande loi sur la liberté de la presse et la liberté d’expression du 29 juillet 1881. Elle est pourtant au fondement de notre démocratie et constitue la traduction législative de la Déclaration des droits de l’homme de 1789.
Le film de Pierre Barnérias, qui entend révéler le « plan caché » derrière la pandémie de Covid-19 – et a été vu près de trois millions de fois en une semaine –, mime le travail de l’investigation journalistique. Il en est pourtant le consternant contre-exemple.
Une nouvelle vague de propos haineux dans l’audiovisuel a suivi l’attentat de Conflans, après une rentrée médiatique déjà largement dominée par la rhétorique de l’extrême droite. Le CSA aurait-il renoncé à jouer son rôle de régulateur ?
Les obsèques de Marcel Trillat (1940-2020) auront lieu au crématorium du Père-Lachaise, le 29 septembre. Retrouvons les combats de ce journaliste communiste, libre, généreux et scrupuleux, grâce au documentaire d’Yves Gaonac’h : Voix off.
La rentrée médiatique a été dominée par des thèmes et des termes chers à l’extrême droite, le chroniqueur « identitaire » étant devenu une denrée de choix pour les chaînes d’info en continu. Un pas de deux, entre responsables politiques et médias, où l’exécutif prend largement sa part.
Le projet de cession du journal à un fonds de dotation inquiète la rédaction. Parce que le volet financier apparaît fantaisiste. Et que le montage juridique – risqué – pourrait permettre à Patrick Drahi de profiter d’une vaste défiscalisation.
Plusieurs médias croient savoir que Xavier Niel, allié au PDG de La Provence, chercherait à mettre la main sur le quotidien communiste La Marseillaise. La CGT s’en alarme. Selon nos informations, la rumeur est pourtant fausse : c’est Bernard Tapie qui serait en fait à la manœuvre.
Pour faire face aux effets de la crise sanitaire, le gouvernement précédent a débloqué 666 millions d’euros d’aides à la presse sans la moindre contrepartie. Et les propriétaires ne sont quasiment pas mis à contribution.
Dans l’enquête pour abus de pouvoir et trafic d’influence visant la procédure de désignation de Delphine Ernotte à la présidence de France Télévisions, le parquet vient de prendre des réquisitions aux fins de non-lieu. Mediapart révèle les dessous de l’enquête judiciaire. François Hollande s’explique sur son intervention auprès du président du CSA.
La place de la République à Paris offrait une unité de lieu, de temps et d’action aux chaînes d’information en continu. Ignorant cette perche, elles ont chaussé leurs œillères pour proposer une mise en récit délirante, éculée, mais symptomatique.
Par mesure d’économies, la direction du quotidien n’entend pour l’instant pas rétablir les éditions départementales suspendues pendant le confinement, ce qui illustre la gravité de la crise du journal. Les rédactions locales se sont auto-organisées pour dénoncer cette décision.
Parmi les conditions fixées par le Conseil scientifique pour maintenir le premier tour figurait l’annulation des soirées électorales. Tous les élus ne le savaient pas. La consigne n’a pas été diffusée par le ministère.
Le compte à rebours est lancé. Les candidats à la reprise du quotidien régional ont jusqu’au 22 mai pour déposer une offre. Si aucun d’entre eux ou presque ne communique de manière officielle, le casting de cette reprise, éminemment politique, se dévoile peu à peu…
Le pouvoir a classé la distribution de la presse dans « les établissements indispensables à la vie de la Nation ». Pourtant, presque tous les points de vente sont en passe de fermer, entraînant une crise gravissime pour tous les titres qui ne se sont pas encore convertis au numérique.