Pour la presse imprimée, la possible crise de trop

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Le pouvoir a classé la distribution de la presse dans « les établissements indispensables à la vie de la Nation ». Pourtant, presque tous les points de vente sont en passe de fermer, entraînant une crise gravissime pour tous les titres qui ne se sont pas encore convertis au numérique.

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Au premier examen, on pourrait être enclin à penser que le gouvernement, s’il a multiplié les couacs et les maladresses dans la gestion de la crise sanitaire, a au moins eu la sagesse de garantir le droit de savoir des citoyens, si utile en période calme, si impérieux en période de graves turbulences. D’entrée, il a en effet dressé une liste des établissements autorisés à recevoir du public malgré le confinement ; et, dans cette liste, il a garanti la diffusion de la presse. On en trouve trace sur le site internet du gouvernement, qui recense les établissements qui ne sont pas contraints par la loi de fermer leurs portes : « Tous les établissements indispensables à la vie de la Nation, notamment les marchés alimentaires clos ou ouverts et commerces alimentaires (y compris les Drive alimentaires), les pharmacies, les stations-service, les banques, les bureaux de tabac et distribution de la presse. »