«Libération»: une entourloupe aux allures d’indépendance

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Le projet de cession du journal à un fonds de dotation inquiète la rédaction. Parce que le volet financier apparaît fantaisiste. Et que le montage juridique – risqué – pourrait permettre à Patrick Drahi de profiter d’une vaste défiscalisation.

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À première vue, on pourrait penser que pour les journalistes et salariés de Libération, qui ont traversé des crises à répétition depuis la fin des années 1990, l’horizon s’éclaircit enfin. On en viendrait presque à croire que Patrick Drahi est un mécène généreux et non pas l’un de ces milliardaires qui, à la manière de Bernard Arnault, Vincent Bolloré ou Xavier Niel, rêvent de croquer le plus de médias possible pour assouvir des désirs de puissance ou d’influence, au détriment du droit de savoir des citoyens.