Dissimulation, contournement de réglementation, manipulation de cours : la SEC, le gendarme boursier américain, a engagé une procédure judiciaire au terme d’une enquête accablante contre la première plateforme mondiale de cryptoactifs. Tout le secteur des cryptos est ébranlé. Mais les régulateurs aussi, notamment en France, qui ont déroulé un tapis rouge à Binance.
Les lanceurs d’alerte jouent un rôle majeur pour révéler de possibles irrégularités dans l’univers opaque de la finance. Et pourtant l’ACPR, qui est le gendarme des banques et des assurances, traîne des pieds pour respecter la loi qui les protège. La Maison des lanceurs d’alerte engage une requête en excès de pouvoir devant le Conseil d’État.
L’abaissement de la note française par Fitch constitue un avertissement pour le gouvernement. Il formalise les doutes et les inquiétudes de ce monde financier à l’égard d’un président qui désormais crée incertitude et instabilité.
Bernard Arnault a atteint l’Everest des grandes fortunes, solidement installé au premier rang mondial, très loin devant ses concurrents. Et sa fortune est appelée à grossir sans cesse : chaque année, les seuls revenus de son capital se chiffrent en milliards, qui génèrent à leur tour des profits.
Avec la montée des tensions avec la Chine et la guerre en Ukraine, les facteurs géopolitiques deviennent les principaux critères dans la circulation des capitaux dans le monde. Pour la finance internationale occidentale, il y a désormais les pays amis et les autres. Les pays émergents, souvent au bord de l’asphyxie financière, font les frais du bras de fer qui oppose Washington et ses alliés à Pékin.
Pour le CAC 40, 2022 n’a pas été une année de crise mais de superprofits. 73,4 milliards d’euros de dividendes vont être versés, selon nos calculs provisoires. Et dix groupes ont prévu de dépenser 11,8 milliards pour racheter leurs actions. Une pratique qui n’avait jamais choqué Emmanuel Macron jusque-là et qu’il n’entend corriger qu’à la marge.
En douze jours à peine, quatre banques ont fait faillite et deux autres chancellent. Sidérées, les banques centrales se sont empressées de voler au secours du système financier et déversent des milliards, dans l’espoir d’effacer leurs erreurs passées. Un argent magique qui n’existe que pour le capitalisme financier.
Sous la pression de toutes les autorités de régulation, UBS accepte de racheter sa rivale pour 3 milliards de francs suisses. Le gouvernement helvétique apporte 9 milliards de garantie, avec l’espoir de restaurer la confiance.
Après la Silicon Valley Bank, la deuxième banque suisse est à son tour dans la tourmente. Considérée jadis comme une institution, elle est devenue un maillon faible du système bancaire. Elle entraîne à sa suite les banques européennes. Les banques centrales paient leur trop grande complaisance à l’égard du secteur financier.
La plus importante faillite bancaire américaine depuis 2008 signe le début du bilan d’une décennie d’argent gratuit. Avec la hausse des taux, les banques se retrouvent avec des réserves dévalorisées. Et les autorités de régulation ont fermé les yeux. La Fed est aujourd’hui face à un dilemme : continuer sa lutte contre l’inflation en augmentant les taux, ou lever le pied pour éviter de trop déstabiliser le système bancaire.
Quinze investisseurs qui y ont perdu des fortunes portent plainte contre la première plateforme mondiale d’échange de cryptoactifs, pour laquelle la France a déroulé le tapis rouge. Ils lui font grief de n’avoir pas respecté la réglementation française, ce qu’elle conteste.
Bruno Le Maire a confié au patron de l’institution publique le soin d’assurer son propre intérim. Une décision qui semble déroger au Code monétaire et financier. Plaçant ses fidèles aux postes clés, Emmanuel Macron est aussi un président désinvolte qui laisse se multiplier ces situations d’intérim.
En huit jours, la deuxième plateforme mondiale d’échange de cryptomonnaies a été acculée à la faillite. La rivalité entre son fondateur, Sam Bankman-Fried, et celui de Binance, Changpeng Zhao, autour de l’enjeu d’une régulation, a précipité la chute de cet empire financier virtuel. Les autorités américaines commencent à découvrir les coulisses d’un univers à haut risque.
Ancien conseiller à Matignon, Nicolas Namias, le nouveau président du groupe bancaire BPCE, est un cas d’école montrant les relations incestueuses qu’entretiennent le monde de la finance et la haute fonction publique dans notre pays.
Grâce à une justice négociée, la deuxième banque suisse, poursuivie pour blanchiment de fraude fiscale et démarchage illégal, se voit infliger une amende huit fois inférieure à celle d’UBS, accusée des mêmes fautes. Une décision qui minimise la criminalité en col blanc.