Le gouvernement et la FNSEA ont-ils décider de tout cramer ? Pomper toujours plus d’eau pour irriguer, alléger les contraintes sur les nitrates, tuer plus de loups : l’exécutif veut faire rentrer les tracteurs dans leurs fermes au prix du saccage des milieux de vie.
Dans l’affaire du trafic de pesticides interdits jugée à Marseille, le procureur de la République a requis une peine d’emprisonnement de six mois ferme contre le numéro un de la salade en France, et plusieurs peines avec sursis contre les autres maraîchers poursuivis.
Devant le tribunal de Marseille, le maraîcher Didier Cornille, numéro un français du marché de la salade et fournisseur de Florette, Bonduelle et Les Crudettes, n’a pas expliqué le stockage de produits interdits dans son exploitation, ni les preuves de ses commandes à grande échelle.
Des barrages filtrants, des blocages et des manifestations d’agriculteurs ciblent plusieurs ports français. Du Havre à Bayonne, ceux-ci symbolisent un commerce international qui affecte l’activité et les revenus des céréaliers.
Des centaines d’agriculteurs sont venus manifester à Paris, jeudi 8 janvier, à l’appel notamment de la Coordination rurale, pour protester contre l’adoption de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, qui devrait être signé vendredi à Bruxelles.
Vingt-cinq vaches ont été abattues lundi 5 janvier en Ariège après la détection d’un veau positif à la dermatose nodulaire contagieuse. En soutien, un barrage filtrant a été installé à quelques kilomètres. Une journée de mobilisation qui s’est achevée par une rencontre avec le préfet.
Le Syres 17, syndicat public de gestion de l’eau, prépare la construction d’une demi-douzaine de réserves de substitution. En plus de menacer l’écologie des cours d’eau, le projet repose sur un modèle économique risqué pour les agriculteurs et coûteux pour les finances publiques.
L’affichage environnemental qui évalue les produits alimentaires selon leur impact écologique est piloté par une entreprise privée au fonctionnement opaque. Les marques paient pour obtenir leur note et décident de l’afficher. Ou pas.
Au moins trois millions de canards, dindes, poussins et autres volatiles d’élevage ont été abattus, selon nos calculs, depuis octobre 2025 en France dans le cadre de la stratégie de lutte contre l’influenza aviaire. L’épidémie se localise dans les mégafermes de Vendée.
Pour les fêtes de fin d’année en France, plus de sept millions de volailles pourraient être mangées en France. Malgré le succès viral d’une publicité imaginant un loup végétarien, qui aura conscience d’avoir un cadavre dans son assiette ? Des défenseurs des animaux disent à Mediapart leur colère.
Alors que les éleveurs du Sud-Ouest se mobilisent contre les abattages, leurs homologues savoyards, premiers en France à avoir été touchés par la dermatose nodulaire, sont à l’heure des bilans. Divisés sur l’enjeu de l’abattage, tous s’accordent sur la nécessité d’étendre la vaccination.
Dans un département encore épargné par la maladie, des lycéens, des éleveurs et des syndicats agricoles se sont mobilisés toute la journée, vendredi 19 décembre, pour dénoncer la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse.
Une opération de vaccination de 750 000 bovins vient d’être lancée pour juguler l’épidémie de dermatose bovine. La Confédération paysanne, la Coordination rurale et même une chambre d’agriculture ont pourtant alerté depuis des mois sur la nécessité de vacciner le cheptel.
Sous pression en France, le chef de l’État a remporté jeudi à Bruxelles une bataille avec le report d’un vote sur l’accord commercial avec le Mercosur, grâce au soutien-clé de l’Italie. Un répit fragile qui l’expose dans un mois à une nouvelle flambée de colère agricole.
Dans les Deux-Sèvres, les députés Delphine Batho et Jean-Marie Fiévet ainsi que le maire de la ville de Melle ont essuyé des actions valant « mises en garde » de la part du syndicat d’extrême droite. Depuis une semaine, de Rochefort à Poitiers, cinq élus et des naturalistes sont victimes d’opérations d’intimidation.
Les images des tas de corps sans vie de vaches abattues pour prévenir la propagation de la dermatose bovine nous émeuvent. Quatre millions de bovins finissent pourtant, chaque année, à l’abattoir dans l’indifférence générale et dans des conditions guère plus enviables.