Le Conseil d’État a décidé que la SAS Alliance-Millevaches ne pouvait pas contester la décision de justice qui limite à 400 le nombre d’animaux dans sa ferme dite « des mille veaux ». Pourtant, la bataille est loin d’être gagnée pour les opposants.
Défaillances dans l’étiquetage, faible participation des marques, inégalité de traitement des prototypes, l’expérimentation en conditions réelles d’achat des logos nutritionnels simplifiés a été confiée à une société privée, liée aux industriels.
Deux anciens salariés du groupe d’agroalimentaire breton obtiennent la première reconnaissance du syndrome d’hypersensibilité aux produits chimiques par un tribunal et reçoivent plus de 100 000 euros chacun d’indemnités.
Dans une lettre adressée à Mediapart, le ministre de l’agriculture minimise les pressions des industriels et de la distribution sur les travaux du laboratoire du professeur Serge Hercberg. Stéphane Le Foll défend le test « grandeur nature » des systèmes d’étiquetage nutritionnel simplifié dont le pilotage a été confié aux lobbyistes de l’industrie, qui doit débuter le 26 septembre.
Dans un courrier obtenu par Mediapart, les présidents de l’Association des industries alimentaires et de la Fédération du commerce et de la distribution ont demandé à Stéphane Le Foll de « mettre fin » à des travaux du laboratoire du Pr Hercberg, président du Plan national nutrition santé. En cause, une recherche sur l’étiquetage nutritionnel.
Alors que les pays européens tentent de trouver un accord sur la politique agricole commune en 2020, une étude démontre que les aides directes bénéficient le plus aux agriculteurs les plus pollueurs. Mais elle prouve aussi que dans le contexte actuel de déséquilibre entre l’offre et la demande, la stratégie de produire toujours plus n’est pas la bonne.
Le bras de fer se poursuit entre les soutiens du centre d'engraissement de broutards de Saint-Martial-le-Vieux, dans la Creuse, et l'association L-PEA. Après une victoire symbolique de l'association devant la justice, la société porteuse du projet de la « ferme des mille veaux » a fait appel. Le ministère de l'environnement a décidé de garder le silence.
L’autorisation d’exploitation de la « ferme des mille veaux », sur la commune creusoise de Saint-Martial-le-Vieux, est suspendue par la justice. Le ministère de l’environnement doit désormais décider de faire appel ou non de la décision… et donc de soutenir ou pas ce symbole de l’agriculture industrielle.
Edgard Pisani, ministre de l'agriculture ayant fait référence pendant un demi-siècle, aura eu le courage, sur le tard, de remettre en cause sa propre action, à l'origine de la calamiteuse politique agricole commune de l'UE et de la toute-puissance de l'agrobusiness. Hommage.
Le mariage annoncé de deux entreprises parmi les plus détestées au monde se négocie sous une pluie de dollars. Mais derrière les analyses financières se cachent batailles de pouvoir et enjeux environnementaux inattendus.
Les négociations entre transformateurs et distributeurs ont fixé des tarifs valables un an, et le gouvernement a lâché des allègements de charge pour les agriculteurs. Mais rien n’indique que la spirale de chute des prix au producteur va s’en trouver stoppée.
Dans la plaine du Pô, en Lombardie, un jeune homme a transformé la ferme familiale en usine à lait comptant près de mille vaches, mêlant génétique, méthanisation, main-d’œuvre étrangère à bas coût et performances laitières… Le tout est censé sauver les fromages du terroir.
En Bretagne, dans le Morbihan, Mediapart est allé à la rencontre de paysans qui ont renoncé au modèle productiviste et s’en portent très bien. Ils font vivre leur famille, leurs employés, leur ferme. Bien loin des manifestations passées et à venir – ce jeudi à Paris – où la FNSEA demande des « rallonges » à l’État.
Au procès en appel des neuf militants de la Confédération paysanne, mercredi à Amiens, jugés pour des démontages pendant la construction de la ferme-usine en 2013 et 2014, les prévenus ont fait un cours de désobéissance civile.
« La logique de parti a repris le dessus. Le dégoût de la politique, le dégoût des appareils, amènent ce qu'on est en train de voir au niveau électoral, l'abstention et le vote Front national. » Pour José Bové, il faut refonder l’écologie en revenant sur le terrain. Il le fait dans son style, dans la seconde partie d’Objections, en revenant sur son dernier livre, L’Alimentation en otage.
Crise avicole, porcine, légumière, environnementale, crise du lait. Le modèle agricole breton perd les bras et la tête. L’occasion de changer de direction ? Surtout pas ! répondent les principaux acteurs. Enquête sur un modèle agricole épuisé.