Elles évoquent la garrigue, l’été et les grillades au soleil. Pourtant, les herbes de Provence ont souvent tout sauf l’accent du Sud. Près de 90 % des herbes de Provence vendues en France sont importées, alors même que producteurs et coopératives locales essayent de survivre. Étiquetage flou, labels trop faibles : le terroir a été sacrifié sur l’autel du rendement.
Au sud de Montargis, comme dans huit autres départements, l’eau potable est en « crise » depuis fin juin, et le secteur agricole a interdiction de prélever dans la nappe durant les week-ends. Dans cette zone où l’irrigation domine, la mesure questionne.
De Toulouse à Limoges en passant le Puy-de-Dôme, des députés sont pris pour cibles en réaction à leur position sur la loi de régression écologique votée le 8 juillet dernier.
Une prof de français, un agriculteur, une écrivaine. De Tours à Saint-Malo, en passant par Mauges-sur-Loire, trois parcours différents se rejoignent sur une conviction : la loi Duplomb est une aberration.
Le politiste Vincent Tiberj voit dans le succès de la pétition contre la loi Duplomb une démonstration de force de la démocratie citoyenne et de sa résistance à la droitisation de la vie politique.
Récoltant près de 1,5 million de signatures, la pétition a réussi à dépasser les sphères militantes et écologistes et dévoile la montée en puissance chez les Français des préoccupations en matière de santé environnementale.
Après un processus démocratique bafoué, le succès fulgurant de la pétition contre la loi Duplomb est la démonstration que le rouleau compresseur obscurantiste ne passe pas. La santé est devenue un enjeu majeur dans la population, et il est urgent de l’entendre.
Face au succès jamais vu de la pétition demandant l’abrogation du texte, la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet se dit « favorable » à l’organisation d’un débat parlementaire sur le bien-fondé de cette loi. Mais pas avant la rentrée, et son réexamen est exclu.
La pétition demandant l’abrogation de la loi Duplomb et sa mesure très contestée de réintroduction d’un pesticide tueur d’abeilles s’approche du million de signatures, ouvrant la voie à une discussion sur le bien-fondé de cette loi, mais pas à son réexamen.
Droite, extrême droite et Macronie ont voté, lundi 30 juin en commission mixte paritaire, en faveur de la plupart des dispositions sénatoriales de la proposition de loi « Duplomb ». La gauche, en minorité, n’a pas réussi à empêcher la réintroduction des insecticides tueurs d’abeilles.
Une cinquantaine de rassemblements se sont tenus ce week-end à travers la France pour s’opposer à la loi « Duplomb », examinée à l’Assemblée le 30 juin en commission mixte paritaire. Reportage à Paris.
Mediapart s’est penché sur le profil des membres de la commission mixte paritaire, qui se réunit le 30 juin pour discuter du texte visant à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ». Onze sont issus de la profession et quatre ont exercé des mandats importants à la FNSEA.
Pour ce scientifique du Muséum d’histoire naturelle, le texte réintroduisant les néonicotinoïdes, qui sera discuté lundi 30 juin en commission mixte paritaire, est une négation de la science et de la crédibilité du politique. Entretien.
Selon les informations de Mediapart, l’insecticide Fastac est présent dans l’usine française BASF de Genay, malgré son interdiction. Un produit qui, d’après les ONG Public Eye et Unearthed, a été exporté ces deux dernières années depuis l’Europe vers la Russie, le Kazakhstan, l’Ukraine et le Bélarus.
Technique de pêche très destructrice, le chalut de fond est l’un des principaux moyens de subsistance des pêcheurs français. En détresse économique, certains basculent dans une vision paranoïaque et haineuse des écologistes et de l’ONG Bloom, comme l’attestent des messages WhatsApp consultés par Mediapart.
Réintroduction de pesticides dangereux, mégabassines, passage en force à l’Assemblée nationale et sur l’A69 : sur la défense des écosystèmes, de la biodiversité et de la santé, la marche arrière est enclenchée. Dans « À l’air libre », échange sur ce grand retour de bâton écologique, qui n’est peut-être pas inéluctable.