Mediapart publie un courrier, mentionné ce jeudi par « Libération », adressé le 7 février aux agriculteurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes et signé par Laurent Wauquiez et le président de région. Ces derniers y fustigent l’Office français de la biodiversité, qualifié de « coalition d’idéologues », avant d’appeler à sa dissolution.
Trois jours après la fin de l’examen de la loi agricole au Sénat, la ministre répond aux questions de Mediapart sur la réintroduction d'un insecticide tueur d’abeilles et la dépénalisation des atteintes à l’environnement. À une semaine du Salon de l’agriculture, elle défend une approche tournée vers la production.
Harcelés par les syndicats agricoles, les agents de l’Office français de la biodiversité se sentent abandonnés et constatent une perte de sens de leur travail. D’autant que François Bayrou les a jetés en pâture dès son arrivée à Matignon, les accusant d’« humilier les agriculteurs ».
Après une semaine de débats, le Sénat a terminé l’examen du projet de loi agricole mercredi 12 février dans la soirée. Avec la dépénalisation des atteintes à l’environnement, les amendements votés au cours des débats ont accentué les reculs contenus dans le texte initial.
14 chambres d’agriculture au profit de la Coordination rurale, 66 pour la FNSEA-JA : la crise agricole débouche sur un paysage syndical bouleversé, qui n’échappe pas à l’extrême-droitisation de la société.
Le rapport final de l’agence régionale de santé, que Mediapart s’est procuré, révèle que Nestlé ne respecte toujours pas la législation pour sa célèbre eau minérale et questionne sa « loyauté » vis-vis de l’État et des consommateurs. Le préfet du Gard et l’agence sanitaire donnent deux mois à la firme pour se conformer à la réglementation.
La loi d’orientation agricole devait répondre à la vague massive de départs à la retraite qui touche le secteur. Le texte qui arrive au Sénat mardi 4 février mélange un ensemble de sujets, en visant surtout la levée d’un maximum de contraintes.
Démissions et licenciements en cascade, syndicat scindé en deux, reprise en main de la com’ avec un prestataire… La Coordination rurale, en lice pour les élections agricoles, s’est complètement métamorphosée depuis l’élection de Véronique Le Floc’h à sa tête, il y a deux ans.
Lundi 27 janvier, le Sénat a voté le retour des néonicotinoïdes et des facilitations accordées à la construction des mégabassines. Une proposition de loi venue du sénateur et ancien élu de la FNSEA Laurent Duplomb, qui devra passer en deuxième lecture à l’Assemblée nationale.
L’Agence Bio, chargée de la promotion du label « Agriculture biologique », voit son avenir compromis après le vote d’un amendement vendredi 17 janvier. Derrière ce texte : le sénateur et agriculteur de la FNSEA Laurent Duplomb.
Une large intersyndicale a appelé vendredi les agents de l’OFB à rester dans leurs bureaux. Mercredi, la FNSEA avait demandé la suspension des contrôles. Une interruption de facto déjà effective en Haute-Loire, selon les informations de Mediapart.
Le texte adopté en 2021, qui vise à stopper l’artificialisation des sols en 2050, fait l’objet de multiples remises en question par le gouvernement et le Parlement. Parmi les exonérations : les bâtiments agricoles, qui sont pourtant une source majeure d’artificialisation des sols dans le nord du Finistère.
Comme les autres, le département ariégeois commence à voter mercredi pour les représentants à la chambre d’agriculture. Dans ce territoire durement touché par les crises agricoles, la Confédération paysanne est en position favorable.
Les élections syndicales agricoles, qui s’ouvrent mercredi 15 janvier, sont destinées à élire les représentants aux chambres d’agriculture. Un scrutin complexe, qui favorise historiquement la FNSEA, syndicat souvent à l’origine de blocages à la transition écologique.
Le deuxième syndicat agricole voulait monter sur la capitale, bloquer les grands axes routiers, être reçu à l’Élysée ou à Matignon. Il rentre bredouille dans les fermes.
Des données publiques consultées par Mediapart montrent qu'en dépit de la décision de justice du 18 décembre, plus de 10 000 mètres cube d’eau continuent d’être prélevés chaque jour pour alimenter la mégabassine de Sainte-Soline. Interrogée, la préfecture répond qu’elle fera respecter l’arrêt.