Une enquête de l’émission « Vert de rage » et de l’ONG suisse Public Eye révèle que des substances toxiques interdites en France continuent de sortir des usines normandes des géants phytosanitaires BASF et Syngenta.
Nouveau coup dur pour le secteur de l’élevage : depuis le début de l’été, une maladie se propage dans les troupeaux de brebis, causant la mort de milliers d’animaux. Éleveurs et éleveuses sont démunis face à des services de l’État aux abonnés absents.
Danone, Bjorg, Fleury Michon, Lactalis… Ces marques qui voient leurs produits moins bien notés par le nouveau Nutri-Score, car trop gras ou trop sucrés, élaborent des stratagèmes pour tromper les consommateurs. Voire arrêtent tout bonnement d’afficher le score.
Perlka est l’un des plus vieux engrais chimiques d’Europe. Les autorités européennes voulaient interdire son principal composant, nocif pour l’environnement et la santé humaine. Mais le dossier a été bloqué par le lobbying intense de l’entreprise qui le produit.
La pêche en haute mer ne suffit plus à Pékin, qui se tourne désormais vers les eaux territoriales du monde entier, où près de 250 navires sous contrôle chinois battent pavillon local, comme au Ghana et en Argentine. Une enquête de notre partenaire The Outlaw Ocean Project.
Les repas fournis par Sodexo pendant les JOP génèrent de grosses quantités de déchets, selon des témoignages recueillis par Mediapart. Seule une partie peut être récupérée par les associations d’aide aux plus démunis.
Les nouvelles usines d’insectes sont vastes, les levées de fonds sont impressionnantes, mais leurs débouchés restent finalement limités : croquettes pour chiens délicats et granules pour saumons de Norvège.
Après des décennies à les combattre, les scientifiques sont désormais pressés d’étudier les vertus des insectes plutôt que leurs nuisances. Comme à Tours, où rayonne le plus grand centre européen de recherche sur la biologie de l’insecte.
Entre février et juin 2024, le Bas-Rhin a connu des précipitations historiques. Symptôme du chaos climatique, cet épisode pluvieux a entraîné des pertes agricoles substantielles pour plusieurs centaines d’agriculteurs, toutes cultures confondues.
Autorisées depuis trois ans dans l’UE pour l’alimentation des animaux d’élevage, les larves de mouches et de scarabées font rêver les pépites de la « foodtech ». Après une levée de fonds colossale, une start-up a construit une ferme-usine dans la Somme.
Le mouvement antibassines a ciblé samedi le port de La Rochelle pour dénoncer les liens entre agro-industrie et accaparement de l’eau, à travers des cortèges rassemblant plusieurs milliers de personnes. Les forces de l’ordre ont repoussé la manifestation en dehors de la zone industrielle et affronté certains militants plus radicaux.
Plusieurs milliers de personnes étaient mobilisées vendredi dans la Vienne contre les mégabassines. Déjouant l’énorme dispositif policier et l’interdiction de manifester, elles sont parvenues à se rassembler dans le village de Migné-Auxances, au nord de Poitiers.
Dans « Pesticides. Un colonialisme chimique », la géographe Larissa Mies Bombardi pointe la responsabilité de l’agrobusiness européen dans le désastre des écosystèmes brésiliens et l’intoxication des populations autochtones. Entretien.
Les données sur les achats et ventes de produits phytosanitaires en 2022 ont enfin été rendues publiques. L’ensemble donne à voir une légère baisse, mais la consommation de certaines molécules, comme le prosulfocarbe, augmente.
Une centaine d’organisations, dont les Soulèvements de la Terre, ont prévu rassemblements et actions au départ du village de Melle, dans les Deux-Sèvres, du 16 au 21 juillet. Objectif : obtenir un moratoire sur les mégabassines.
Dans cette campagne éclair, les urgences écologiques ont disparu des radars. La dégradation des écosystèmes comme de notre santé et l’alignement sur les intérêts de l’agro-industrie sont pourtant au cœur du projet de l’extrême droite. Au détriment des plus précaires.