La décision du principal mouvement indépendantiste était attendue. En cause : le fait que l’accord ne prévoie pas de nouveau référendum sur l’indépendance.
Le projet signé mi-juillet devrait être enterré par le FLNKS le 9 août, à l’occasion d’un congrès extraordinaire. Suscitant une forte opposition parmi les indépendantistes, il questionne bien au-delà de leurs rangs. Beaucoup redoutent une stratégie de division dangereuse.
Le ministre des outre-mer doit présenter en conseil des ministres son projet de loi contre les écarts de prix entre les collectivités ultramarines et l’Hexagone. Les parlementaires et les élus de ces territoires regrettent déjà un texte à l’ambition limitée.
Une semaine après la conclusion du projet d’accord, le FLNKS vacille : le Palika assume sa signature, mais la colère gronde parmi les autres composantes du mouvement indépendantiste. Au sein de l’Union calédonienne, qui ne soutient pas le projet, l’idée d’un conseil de discipline a même été évoquée pour les signataires.
L’accord de Bougival soulève de nombreux questionnements dans l’archipel, notamment dans le camp indépendantiste. Bien qu’inédit, le nouveau statut proposé se rapproche de certains autres modèles, qui ont montré leurs limites dans la voie de la décolonisation.
Les forces politiques de l’archipel ont signé, samedi 12 juillet au matin, un projet d’accord avec le gouvernement français, marquant leur engagement vers un nouveau statut du territoire. Une solution présentée comme « unique au monde » prévoyant la mise en place d’une double nationalité, française et calédonienne.
Le 10 juillet 1985, les services secrets français coulent le bateau de Greenpeace en campagne contre les « essais » nucléaires dans le Pacifique. L’écrivaine polynésienne Chantal T. Spitz continue de dénoncer les traumatismes sociaux et politiques qu’ils ont provoqués.
Le projet de loi de « refondation de Mayotte » est discuté depuis lundi à l’Assemblée nationale. Parmi les premiers amendements adoptés, la fin des visas territorialisés, mais aussi la facilitation de destruction des habitats précaires ou encore l’enfermement des mineurs et des familles.
Alors que le projet de loi arrive à l’Assemblée nationale lundi 23 juin, Mediapart revient sur les enjeux de ce texte, qui mise davantage sur la baisse de l’immigration sur l’île que sur la reconstruction après les ravages du cyclone Chido.
Libéré de prison il y a quelques jours, le leader indépendantiste kanak s’est exprimé pour la première fois, mercredi 18 juin. Reconnaissant avoir été « dépassé » par les révoltes de mai 2024, il conteste toute responsabilité dans les violences. Et appelle à une sortie de crise « par le haut ».
La cour d’appel de Paris a confirmé, jeudi 12 juin, la libération du président du FLNKS et de trois autres militants kanak, détenus en métropole depuis un an, dans la foulée des révoltes qui ont embrasé l’archipel le 13 mai 2024. « La preuve que toute personne qui lit ce dossier sait qu’il est vide », selon l’une de leurs avocats.
En mars, la chambre régionale des comptes rendait un rapport très sévère sur la gestion de Kourou et de son maire (Horizons), évoquant de graves dysfonctionnements dans la gestion des marchés publics et des ressources humaines. L’instance a depuis transmis un signalement au parquet pour des faits de favoritisme.
Le ministre de la justice annonce la création au sein de la future prison de Saint-Laurent-du-Maroni d’un quartier de haute sécurité dédié aux « profils les plus dangereux du narcotrafic » et à des détenus radicalisés. Une annonce critiquée par le Mouvement de décolonisation et d’émancipation sociale (MDES), qui dénonce une « vision colonialiste et raciste » de la Guyane.
Dans la foulée des révoltes du 13 mai 2024, l’État français a procédé au transfert de dizaines de détenus de droit commun dans une opacité la plus totale. Certains sont aujourd’hui sortis de prison, sans moyens financiers pour survivre dans l’Hexagone ou rentrer chez eux.
Un an jour pour jour après le début des révoltes dans l’archipel, des rassemblements se sont tenus dans le calme mardi 13 mai en Nouvelle-Calédonie. Notamment à Saint-Louis, une tribu urbaine proche de Nouméa, où trois jeunes Kanak ont perdu la vie l’an dernier.
À la fois épicentres de la mobilisation contre le dégel du corps électoral qui a dégénéré en émeute et premières victimes des destructions, les quartiers populaires de la capitale calédonienne peinent à se relever, un an après l’explosion de violences du 13 mai 2024.