Le parquet de Paris a confirmé la perquisition mercredi de la boutique féministe et lesbienne pour saisir « des objets interdits à la vente ». Violette and Co, qui ne vendait déjà plus l’ouvrage « From the River to the Sea », n’avait jamais été informée d’une quelconque interdiction.
Au mois de décembre 2022, des CRS avaient masqué la devanture de la librairie Les Parleuses, qui affichait dans sa vitrine des messages féministes et un livre sur les violences sexuelles, le jour d’une visite dans la ville de Gérald Darmanin, alors ministre.
Le collectif Boycott, désinvestissement et sanctions de l’Hérault dénonce depuis deux ans et demi un acharnement de la préfecture. Se défendant de tout antisémitisme, le mouvement de soutien à la Palestine compte sur la Cour européenne des droits de l’homme pour rétablir ses droits.
Le ministre de l’intérieur multiplie les plaintes contre ceux qui rappellent que la police tue. Plusieurs festivals ont été ciblés par des arrêtés d’interdiction pour avoir programmé des concerts ou des conférences accusés de diffamer les forces de l’ordre.
Interdit par la préfecture du Rhône mercredi, l’événement antifasciste prévu à Villeurbanne pourra finalement avoir lieu. Le tribunal administratif a suspendu jeudi un arrêté préfectoral fourre-tout, quelques heures avant la tenue du premier concert.
L’État a déposé un arrêté d’interdiction contre l’Antifa Fest de Lyon, après les polémiques lancées par l’extrême droite et le syndicat policier Alliance. Une décision « grave » pour les organisateurs, qui ont déposé un recours en référé-liberté devant le tribunal administratif pour suspendre cette décision.
Lundi 8 décembre Camille Polloni a répondu à toutes vos questions sur les images inédites tournées par les gendarmes à Sainte-Soline. Ce qu’elles montrent, ce qu’elles questionnent et ce qu’elles changent dans la compréhension des faits.
Dans « Des juges bien trop sages. Qui protège encore nos libertés ? », la juriste Stéphanie Hennette-Vauchez et le sociologue Antoine Vauchez livrent une enquête sur l’affaiblissement de deux des institutions les plus centrales de la Ve République.
L’usage massif de drones pour surveiller les mobilisations sociales de la rentrée 2025 fait l’objet d’une centaine de recours devant la justice administrative, déposés par un collectif d’organisations en vue d’obtenir une jurisprudence contre certaines pratiques des préfets.
La structure Area, qui intervient depuis dix ans dans les squats et bidonvilles, va devoir cesser ses activités et licencier dix salariés. La préfecture de l’Hérault lui reproche des positions « incompatibles avec un financement de l’État », assumant d’infliger une sanction politique.
Début 2024, Tayeb Khouira, porte-parole national du syndicat Sud aérien, a été interrogé pendant deux heures par des policiers non identifiés. Il s’agissait en fait d’agents de la DGSI, soi-disant informés qu’il s’apprêtait à commettre un attentat.
Le tribunal administratif de Paris a rejeté les recours contre l’annulation du colloque sur la Palestine et l’Europe qui devait se dérouler au sein du prestigieux établissement. Une décision dangereuse, fondée sur des éléments douteux, qui catalyse la mise en danger des libertés académiques.
L’annulation, sous pression du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, d’un colloque du Collège de France consacré à la Palestine, constitue un opprobre démocratique et scientifique.
Le 8 novembre 2005 était décrété l’état d’urgence dans les banlieues françaises pour mettre fin aux révoltes provoquées par la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré. Dix ans plus tard, les attentats de Paris plaçaient la France sous état d’exception. Deux décisions différentes, mais qui partagent des racines communes.
Des associations du domaine de l’information ont transmis une saisine à cette instance consultative. Ils pointent les multiples pressions et coupes de subventions subies depuis l’entrée en vigueur du contrat d’engagement républicain.
La préfecture de Nouvelle-Aquitaine avait invoqué une violation du contrat d’engagement républicain pour refuser une subvention à l’association. Celle-ci avait saisi le tribunal qui a reconnu l’erreur du préfet, tout en l’autorisant à modifier le fondement de sa décision pour la régulariser.