Des torrents de commentaires racistes se sont déversés en ligne à la découverte du prénom du premier bébé de 2026 né à Avignon. Comme lui, d’autres voient leur existence instrumentalisée dès la naissance, au profit de la théorie complotiste d’extrême droite du « grand remplacement ».
La polémique autour de l’annonce de la naissance de bébés racisés par la presse locale dit beaucoup d’un pays où l’air devient irrespirable pour les non-Blancs. En première ligne, les musulmans, progressivement exclus de la communauté nationale. Dans une indifférence presque générale.
Le tribunal de Troyes a relaxé les parachutistes amateurs qui s’étaient déguisés en membres de l’organisation suprémaciste ou avaient peint leur visage en noir, estimant que l’appel à la haine n’était pas caractérisé. SOS Racisme, déboutée des parties civiles, regrette une « décision incompréhensible et alarmante ».
La justice administrative juge disproportionnée la révocation par les hôpitaux de Paris d’une infirmière parce qu’elle refusait d’ôter son calot. La soignante, qui dénonce une « chasse aux sorcières », se dit soulagée.
Le tribunal administratif de Paris a examiné ce mardi la requête d’une infirmière demandant la suspension de son licenciement par les Hôpitaux de Paris. Si on lui reprochait au départ le port d’un calot pour motif religieux, il n’est désormais plus question que d’hygiène.
Dans les locaux de la M Tag, l’une des sociétés responsables des transports publics grenoblois, les actes islamophobes se multiplient. Depuis 2022, des salariés ciblent régulièrement leurs collègues musulmans. L’une d’entre eux a retrouvé une oreille de porc dans sa boîte à lettres.
La chanteuse Théodora a fait grincer des dents après avoir dit que la France était un pays « raciste ». Un nouvel exemple de l’injonction faite aux personnalités non blanches de faire preuve de gratitude et surtout d’éviter les sujets relatifs au racisme.
Depuis plus de trois mois, la mairie de Deuil-la-Barre (Val-d’Oise) bloque les accès à un terrain privé appartenant à une famille de « gens du voyage ». Malgré trois décisions de justice, la commune maintient en place les plots de béton qui empêchent les habitants de la parcelle de se déplacer librement.
Dans un rapport sur les discriminations religieuses en France, la défenseuse des droits rappelle que les femmes de confession musulmane peuvent bien porter leur voile sur la photo d’identité de leur carte de presse ou de leur carte étudiante.
La justice française examine le 17 décembre la dimension discriminatoire de l’exclusion d’une sprinteuse trans des compétitions féminines nationales. En toile de fond se dessine le durcissement mondial des politiques d’accès au sport féminin, fondé sur des arguments transphobes et sexistes.
À la suite de l’article intitulé « Musulmans de France : les failles d’un sondage choc », publié le 20 novembre 2025, l’Ifop nous a adressé un droit de réponse.
La procureure de Paris a requis mercredi jusqu’à huit mois de prison ferme pour trois prévenus et des peines avec sursis pour trois autres, tous mis en cause pour avoir envoyé des commentaires racistes à l’élu insoumis sur X. Aly Diouara a confié avoir pensé à renoncer à son mandat au vu d’un déferlement de haine « quotidien ».
Le Parti socialiste a exclu mardi 9 décembre le maire d’une petite commune de Dordogne pour un post antisémite sur la participation d’Israël à l’Eurovision. « Aucune explication n’est entendable », a expliqué le parti, tandis que l’auteur reconnaît une « connerie monumentale ».
L’association parisienne dénonce le « retrait arbitraire » de sa demande de subvention. À Mediapart, la région justifie son choix par la vente d’un livre propalestinien dans la librairie qui lui est liée. Ce qui a déjà donné lieu à des attaques politiques, des dégradations physiques et du cyberharcèlement.
Comment un rendez-vous parents-profs finit-il récupéré par des médias d’extrême droite ? Pour avoir voulu échanger sur le contenu d’une leçon sur les croisades et le djihad, Lila s’est retrouvée au cœur d’une tempête médiatique et judiciaire.
Une infirmière vient d’être licenciée des Hôpitaux de Paris après un an de réprimandes sur son refus de retirer le bonnet qu’elle porte sur la tête. Une injonction qui se généralise, au nom de la laïcité ou de l’hygiène, provoquant la détresse de nombreuses soignantes musulmanes ou perçues comme telles.