Le gouvernement a dévoilé, jeudi 6 février, les conclusions d’une étude sur les discriminations à l’embauche, pointant le comportement de sept grandes entreprises françaises. Tout en relativisant les conclusions à en tirer.
Pour la première fois dans une décision de justice, les prud’hommes de Paris ont utilisé cette notion forte pour décrire le « système organisé de domination raciste » qu’ont subi vingt-cinq Maliens travaillant sur un chantier de construction à Paris.
Le tribunal administratif de Dijon a estimé que les éléments rapportés par le principal du collège étaient « insuffisants » pour que le rectorat écarte ce professeur de physique-chimie, sous prétexte que son comportement avait « créé un climat d’inquiétude au sein de l’équipe d’encadrement du collège ». Mais le rectorat de Dijon ne compte pas le réembaucher pour autant.
Ils étaient plusieurs milliers à manifester, dimanche 10 novembre, à Paris, contre l’islamophobie. Dans le cortège, où beaucoup défilaient pour la première fois, des musulmans et des non-musulmans, un nombre important de femmes, des politiques unis, des mots d’ordre républicains et des drapeaux tricolores.
Depuis le discours haineux de Zemmour retransmis en direct sur LCI, les appels se multiplient au Collectif contre l’islamophobie en France. De soutien, plus rarement d’insulte, mais surtout de mères voilées accompagnatrices de sortie scolaire, inquiètes pour leurs droits.
L’époque coloniale est une matrice fondamentale de l’islamophobie française. En atteste le dernier ouvrage du politologue Olivier Le Cour Grandmaison, qui a étudié les représentations de l’islam et des musulmans de la fin du XIXe siècle jusqu’à la guerre d’Algérie par les élites académiques, littéraires et politiques.
Ce mois d’octobre est celui de tous les excès en matière d’islamophobie. Dans ce contexte, difficile d’être étonné de retrouver dans le guide Le Petit paumé, à Lyon, des articles dont le racisme décontracté a choqué jusqu’aux élus locaux.
Le « Rassemblement fraternel contre l’islamophobie » organisé à Paris le 19 octobre a mobilisé quelques centaines de personnes. Un appel a été lancé pour une marche pour la justice et la dignité le 8 décembre.
Depuis une semaine, les mères accompagnatrices de sorties scolaires qui portent le voile sont au centre du débat public. Mediapart donne la parole à ces femmes pour qu’elles racontent elles-mêmes comment elles vivent le fait que leur pratique religieuse fasse l’objet d’une énième discorde et comprendre comment elles vivent cette nouvelle remise en question de la manifestation visible de leur foi.
Après la vaste polémique suscitée au mois de septembre par son interview au Corriere della Serra et l’accusation de « racisme anti-Blancs » qui lui a été renvoyée, Lilian Thuram a accepté de revenir à froid sur cet épisode. L’ancien footballeur estime qu’on lui a intimé l’ordre de se taire. Ce qu’il ne fera pas.
Si l’absence de pertinence du concept de racisme anti-Blancs devient un dogme pour une partie de la gauche, la proclamation de l’étendue de sa réalité devient un étendard pour les extrêmes droites, mais aussi des personnes droitisées. Des deux côtés, on défend son point de vue en affirmant qu’il est le réel, sans s'encombrer de nuances.
Saisi par une association émanant du diocèse, le tribunal d’instance de Marseille a refusé d’ordonner l’expulsion de familles roms d’une bâtisse lui appartenant. Ces familles étaient accompagnées dans ce lieu depuis 2014 par le Secours catholique, avec l’accord du diocèse.
Un entraîneur du centre de formation de l’OL a quitté son poste, accusé d’avoir harcelé des joueuses. Quelques jours plus tard, une des mineures à l’origine des révélations a été renvoyée. Elle n’avait ni contrat ni convention.
Depuis septembre, des enquêteurs et magistrats sont formés à « la lutte contre la haine » à Marseille et à Aix-en-Provence, dans le cadre d’une expérimentation en partenariat avec la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT.
Deux personnes ont été blessées jeudi dans l’attaque d’une mosquée à Brest, dont l’imam Rachid Abou Houdeyfa. Celui-ci était à la fois vivement critiqué en France à cause de ses positions réactionnaires passées et visé par l’État islamique. Le suspect se serait suicidé. Le parquet antiterroriste ne s’est pour l’instant pas saisi de l’affaire.
Comment se manifeste l’acceptation des gays et lesbiennes dans des quartiers gentrifiés, comme le Marais à Paris ou Park Slope à Brooklyn (New York) ? Quelles sont ses limites ? Entretien avec la sociologue Sylvie Tissot sur les ambivalences de la gayfriendliness.