Le ministre de l’intérieur s’est déclaré « favorable, à titre personnel » à cette mesure pour les policiers et les gendarmes, hérésie juridique autrefois seulement défendue par l’extrême droite. Une proposition de loi doit être examinée dans les prochains jours.
Au terme de ses investigations, la juge d’instruction estime qu’Alexis D. a intentionnellement heurté le deux-roues et « altéré la réalité ». Renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris, le fonctionnaire risque jusqu’à dix ans de prison.
Des pirates sont parvenus à s’introduire dans des fichiers sensibles du ministère de l’intérieur. Le ministre Laurent Nuñez tente de calmer le jeu mais les questions se multiplient au vu des conséquences possiblement désastreuses de cette cyberattaque d’ampleur.
Le 30 juin 2023, Zachary C. a été touché à l’aine par la munition d’un policier du Raid en rentrant du travail. La justice estime que même si la victime n’avait rien fait de mal et a écopé de quinze jours d’ITT, le tir était légitime en raison du « contexte de violences urbaines ».
En décembre 2018, la jeune femme de 19 ans était tabassée sans raison par des policiers alors qu’elle rentrait chez elle. Sept ans plus tard, après l’aveu de plusieurs agents, l’un des auteurs présumés des coups a été mis en examen jeudi avec interdiction d’exercer, selon une information de Mediapart confirmée par le parquet.
Le 23 mars 2023, à Rouen, une manifestante pacifique a perdu un bout de son pouce après un tir de grenade lancée par un policier. Le procureur qui a ouvert l’enquête, le même qu’à Sainte-Soline, n’a rien trouvé à redire au comportement des forces de l’ordre.
Après trois signalements visant le même fonctionnaire de police, une enquête a été confiée à l’IGPN mercredi 19 novembre pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique ». Les trois plaignants, touts opposants à la déviation de Saint-Péray, témoignent pour Mediapart.
La police et la gendarmerie sont-elles hors de contrôle ? Dans « À l’air libre », retour sur les révélations de Mediapart et « Libération » sur les violences des gendarmes à Sainte-Soline en 2023 avec nos journalistes, Alix, manifestante blessée à Sainte-Soline, et le réalisateur Dominik Moll, dont le film « Dossier 137 » sort mercredi 19 novembre.
Flagrant déni publie mardi 18 novembre une étude critique sur la « police des polices » à la française (IGPN, IGGN, « cellules déontologie »). L’ONG conclut à une augmentation de la « délinquance policière » et à une dégradation de son traitement judiciaire.
L’enquête pour identifier les policiers qui, en 2018, ont fracassé le crâne de la jeune femme à Marseille prend un virage décisif. Selon nos informations, des agents ont reconnu avoir été présents au moment des violences. L’un d’eux dénonce les pressions de sa hiérarchie et du syndicat Alliance pour couvrir ses collègues. Après ces révélations, deux policiers de la BAC ont été mis en examen le 14 novembre pour non-assistance à personne en danger.
Pour Michel Forst, rapporteur spécial de l’ONU sur les défenseurs de l’environnement, les vidéos publiées par Mediapart et « Libération » montrent que les violences policières « ne sont pas de simples “dérapages” individuels » et « appellent des poursuites judiciaires ».
La justice et la gendarmerie se renvoient la balle quant à l’absence de prise en compte des vidéos vieilles de deux ans révélées par Mediapart et « Libération ». Retour sur l’accès des différents protagonistes à ces images… ou sur la connaissance qu’ils auraient dû en avoir.
Les forces de l’ordre n’ont pas formellement empêché les pompiers et le Samu de secourir les blessés lors de la manifestation du 25 mars 2023, affirme l’enquête de la gendarmerie. Mais le protocole mis en place a entraîné d’importants retards et de nombreux quiproquos.
Après les révélations de Mediapart et de « Libération », Laurent Nuñez a demandé mercredi l’ouverture d’une enquête administrative sur le comportement des gendarmes, deux ans et demi après les faits. Interrogé sur France Inter, il a refusé de les qualifier de violences policières. Les manifestants blessés, eux, dénoncent les donneurs d’ordres.
Aucun des gendarmes ayant gravement blessé Serge D., « Alix », Mickaël B. et « Olivier » lors de la manifestation contre les mégabassines du 25 mars 2023 n’a été identifié. Mais des « tirs tendus » de grenades, pourtant interdits, ont bien eu lieu.
Mediapart et « Libération » révèlent des images inédites du 25 mars 2023, filmées par les caméras-piétons des gendarmes. Elles montrent des consignes prohibées et dangereuses données par la hiérarchie, un vocabulaire guerrier et une troublante satisfaction de blesser « l’adversaire ».