Le chercheur Yann Bisiou fustige les résultats désastreux de l’approche prohibitionniste en France. D’autres pistes existent pour lutter contre le narcotrafic et protéger la santé publique. Celle de la légalisation, sous certaines conditions, lui semble la plus prometteuse.
Les ministres de la justice et de l’intérieur ont détaillé les principales mesures du futur texte qui sera présenté au Sénat : création d’un parquet national dédié, cours d’assises spéciales, quartiers spécifiques en prison ou encore amélioration du statut des repentis.
Pendant plusieurs mois, le gardien de la paix Sylvain M. a envoyé des messages à caractère sexuel à trois policières de son commissariat, qui témoignent pour la première fois auprès de Mediapart. Ces faits lui ont déjà valu une sanction disciplinaire et son procès doit se tenir le 21 novembre.
Dans son réquisitoire, le parquet demande un procès pour trois des quatre policiers auteurs de la violente interpellation qui a causé la mort de Cédric Chouviat, en janvier 2020. Mais pour homicide involontaire. Un qualificatif qui laisse la famille de Cédric Chouviat « anéantie ».
Le policier auteur du tir, place d’Italie en 2019, est renvoyé devant la cour criminelle départementale de Paris pour « violences volontaires ayant entraîné une mutilation ».
Cette habitante de Montélimar, gravement blessée au visage alors que des policiers tentaient d’interpeller ses fils en mars 2023, dénonce l’inaction du parquet de Valence après sa plainte. Un juge d’instruction vient d’être désigné, plus d’un an et demi après les faits.
Régulièrement questionné sur la situation sécuritaire dans la cité phocéenne, Gérald Darmanin n’a cessé de vanter son action lorsqu’il était ministre, en rappelant qu’il avait augmenté les effectifs de police. Un rapport de la Cour des comptes révèle qu’il y a moins de policiers aujourd’hui à Marseille qu’en 2016.
Après un été marqué par des fusillades à l’arme de guerre, la ville voisine de Grenoble tente d’endiguer le phénomène du narcotrafic. La maire de la commune en appelle au sommet de l’État pour obtenir des moyens à la hauteur de la situation.
Un habitant du Val-de-Marne a saisi l’IGPN et porté plainte en avril, après la « palpation de sécurité » pratiquée par un agent de la Brav-M à l’occasion d’un contrôle routier. Le parquet de Créteil et la préfecture de police se sont emparés de ces faits, qui ont causé de graves séquelles.
Le chef adjoint de la police aux frontières de Figari a été révoqué de la police nationale, à la suite d’un rapport accablant de l’IGPN. Il est mis en examen pour corruption et extorsion aux dépens de personnes étrangères en situation irrégulière.
La famille de Souheil El Khalfaoui, tué lors d’un contrôle de police à Marseille le 4 août 2021, a découvert à la télévision que le tireur participait à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques.
Le collectif Stop violences policières à Saint-Denis mène des maraudes pour sensibiliser les habitants à leurs droits face à la police. Il dénonce la « militarisation » de la ville, encore accrue pendant les Jeux olympiques.
Privé d’accréditation pour travailler sur un site des JO de Paris, un régisseur doit cette interdiction, non motivée, à sa présence dans des fichiers de police ou de renseignement où il figure pour d’anciennes activités militantes n’ayant même pas donné lieu à des condamnations.
Aucun syndicat de police n’a appelé au « barrage républicain ». Jean-Claude Delage et Philippe Capon, anciens secrétaires généraux des syndicats de police majoritaires, Alliance et l’Unsa, dénoncent auprès de Mediapart un parti qui « encourage le racisme, la xénophobie et clive la société ».
Dans un entretien à Mediapart, Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du principal syndicat policier de France, qualifie d’« énorme connerie » l’appel à faire barrage contre le Rassemblement national.
Ils sont préfet, brigadier-chef, commissaire, CRS ou major et ont, sous couvert d’anonymat, accepté de sortir de leur devoir de réserve. Plusieurs d’entre eux votent RN pour « privilégier les Français » et « pour plus de protection » pour les forces de l’ordre. D’autres, au contraire, craignent que « certains policiers laissent libre cours à leurs bas instincts ».