Le 30 juin, cette unité d’élite déployée pour contenir les émeutes a tiré au LBD dans l’œil gauche d’un homme de 22 ans. L’enquête judiciaire montre que deux policiers ont fait feu simultanément, à une cinquantaine de mètres de la victime. Le lendemain, le Raid blessait mortellement son cousin, Mohamed Bendriss, avec la même arme.
Un chauffeur de bus, un travailleur associatif, un gazier racontent la matraque, les menottes, les gardes à vue et les suites judiciaires qu’ils ont subies après s’être mobilisés contre la réforme des retraites.
Trois ans après la publication de « Flic », récit d’une infiltration journalistique dans la police parisienne, un gardien de la paix a été mis en examen en juillet pour des violences sur deux adolescents. Il a été confronté jeudi à l’auteur de l’ouvrage, lui-même témoin assisté.
Les premiers éléments de l’enquête auxquels ont eu accès Mediapart et Radio France révèlent que ce jeune Guinéen de 19 ans aurait été tué dans le dos par un policier. Et affaiblissent sérieusement la théorie de la légitime défense.
La cour d’appel de Paris a condamné lundi l’État à verser 185 000 euros à Foued, qui a passé quatre ans et trois mois en prison alors qu’il était innocent, accusé à tort dans l’agression de policiers. Le jeune homme va contester cette décision.
Mediapart publie les enregistrements de vidéosurveillance montrant les violences commises par quatre policiers sur Hedi, dans la nuit du 1er au 2 juillet à Marseille. Des faits pour lesquels les fonctionnaires, dont certains les nient, ont été mis en examen.
La plus haute juridiction administrative a examiné deux recours lui demandant d’enjoindre au ministère de l’intérieur de prendre toute mesure, y compris disciplinaire, permettant de faire respecter l’obligation de port du « référentiel des identités et de l’organisation », très peu respectée par les policiers et gendarmes. Sa décision sera rendu d’ici quelques semaines.
Dans l’enquête sur l’intrusion dans la cimenterie Lafarge à Bouc-Bel-Air fin 2022, les policiers de l’antiterrorisme ont ciblé un photojournaliste proche des écologistes, et déployé, sans succès, des moyens techniques considérables dans un dossier visant avant tout des militants politiques.
Il y a trois mois, des émeutes et révoltes ont éclaté en France après la mort de Nahel, tué par un policier. Un épisode marqué par des violences policières dont Virgil, Abdel et Nathaniel resteront marqués à vie. Ils et elles témoignent dans « À l’air libre ».
De faux rapports rédigés pour couvrir les faits, des déclarations contradictoires, et pour certains des implications dans d’autres affaires de violences : les premiers éléments de l’enquête judiciaire, consultés par Mediapart, sur les policiers qui ont grièvement blessé Hedi à Marseille le 2 juillet, sont accablants pour les mis en cause et leur hiérarchie.
Le policier mis en examen mercredi 30 août pour « violences » a tenté de dissuader le blessé de porter plainte. Au cours d’un échange téléphonique dont Marsactu publie de longs extraits, l’agent demande à Otman de « faire le mort » s’il ne veut pas se retrouver « avec une procédure » contre lui.
Un policier est actuellement en garde à vue pour des faits de violence sur un homme le 1er juillet. Le parquet de Marseille a ouvert une quatrième enquête pour des violences policières en marge des émeutes qui ont suivi la mort de Nahel. L’IGPN est saisie. Marsactu a recueilli le témoignage de la victime, Otman, 36 ans.
L’enquête sur le tir de LBD fatal à un jeune homme de 27 ans, à laquelle Mediapart et « Libération » ont eu accès, montre comment cette unité d’exception a été mise au service d’un rétablissement de l’ordre spectaculaire alors qu’elle n’avait ni l’équipement, ni les compétences, ni le raisonnement adaptés à cette situation d’émeute.
Trois agents de la police municipale héninoise, dont son chef, ont été mis en examen ce jeudi à Béthune pour des violences et un faux commis à l’été 2022. De nombreux dysfonctionnements, dénoncés en interne depuis des mois, avaient obligé le maire RN, Steeve Briois, à ordonner un audit, dans lequel le chef de la police était étrangement épargné.
Dans l’enquête sur le décès de Mohamed Bendriss, touché par un tir de LBD en pleine poitrine le 2 juillet lors des émeutes à Marseille, trois policiers du Raid ont été mis en examen pour « coups mortels » jeudi 10 août. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire.
Un mois après le décès de Mohamed Bendriss, touché par un tir de LBD en pleine poitrine qui a provoqué une crise cardiaque, cinq policiers du Raid ont été placés en garde à vue mardi 8 août. Deux d'entre eux ont été libérés au bout de quelques heures.