Blessé par un tir de flashball le 21 juin 2009 à Paris, Clément Alexandre, un Rouennais de 30 ans, a assigné le préfet de police de Paris devant le tribunal administratif mardi. Une démarche inédite qui vise selon le jeune homme à « taper à un niveau de responsabilité plus élevé que celui de la responsabilité individuelle du flic ».
Selon notre décompte, depuis 2004, plus d'une trentaine personnes ont été grièvement blessées par des lanceurs de balle de défense en France. Parmi elles, quatorze ont perdu un œil. Et un homme est décédé à Marseille en décembre 2010. Mais de non-lieu en relaxes, seuls deux policiers et un gendarme ont été condamnés.
Le gendarme qui, le 7 octobre 2011, a éborgné avec son flashball un enfant de 9 ans à Mayotte, est renvoyé devant la Cour d’assises de Mayotte pour « violences aggravées ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente ». C’est une première.
Le gouvernement veut encadrer et élargir l’usage de la géolocalisation, à la fois pour les enquêtes judiciaires et pour le renseignement. Cette décision soulève de fortes inquiétudes, alors que Mediapart a révélé l’utilisation par la police d’un programme illégal de géolocalisation des suspects.
Baptisé “Pergame”, ce programme de géolocalisation a été exploité pendant plus de deux mois, entre fin 2012 et début 2013. Plusieurs centaines de personnes ont été visées et des dizaines d'enquêtes sont aujourd'hui menacées. L’affaire est prise très au sérieux au ministère de la justice, où l'on dénonce « de graves infractions pénales ».
L’ex-commandant de police, condamné à une simple amende avec sursis pour avoir divulgué à la presse les fiches Stic de deux personnalités, demande à être réintégré. «Ma réintégration dépend d’un simple arrêté» de Manuel Valls, précise-t-il.
En trois ans, le Paris Saint-Germain a réussi à écarter du Parc des Princes ses supporteurs contestataires. Au nom de la lutte contre le hooliganisme, il a pu compter sur l'aide des autorités policières. Le club et le ministère de l’intérieur sont-ils allés trop loin ? La Cnil a récemment dénoncé un fichage illégal.
À la tête de l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antai), Jean-Jacques Debacq n'a pas seulement fait payer par son administration les contraventions visant son véhicule de fonction. Le préfet savait vraisemblablement se montrer généreux avec ses prestataires. En particulier avec la société Atos, aujourd'hui dirigée par l'ancien ministre Thierry Breton. Le ministère enquête.
À Paris, quelque 2 000 personnes passent chaque année par l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, un lieu unique en France. Le contrôleur général des lieux de privation de liberté a demandé sa fermeture, mais la préfecture de police fait de la résistance et veut se contenter de menues réformes.
Ancien haut fonctionnaire, Alain Boyer, 64 ans, a été conduit à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (IPPP) en janvier 2010, après avoir claqué la porte du cabinet de l'ex-ministre Éric Besson.
Présenté comme un ripou et révoqué en 2005, sur fond de guerre des polices, l'ex-brigadier de police Gilles Ganzenmuller a depuis été en grande partie innocenté par le tribunal de Bobigny, en février 2011. Malgré cela, l’État lui réclame deux années de traitement perçues.
Le préfet Jean-Jacques Debacq, qui dirige l'usine à procès-verbaux issus des radars automatisés, a fait payer par son administration les contraventions routières du dimanche dont son véhicule de fonction a fait l'objet et échappe au retrait de point sur son permis de conduire. Après nos révélations, celui-ci a démissionné.
Le préfet Jean-Jacques Debacq, qui dirige l'usine à procès-verbaux issus des radars automatisés, a fait payer par son administration les contraventions routières du dimanche dont son véhicule de fonction a fait l'objet et échappe au retrait de point sur son permis de conduire.
Ex-plus jeune officier de paix français, Philippe Pichon a été expulsé de la police en mars 2009 pour manquement au devoir de réserve. Depuis, il continue de lutter contre le Stic, un fichier de police « liberticide », rejoint dans ce combat par la Cnil. Jugé à la rentrée pour « violation du secret professionnel », il espère sa réintégration dans la police.
Mediapart publie une nouvelle vidéo tournée par Sélim, 18 ans, qui avait mis en ligne dimanche un film montrant la violente interpellation de deux personnes, le 19 août à 7 heures du matin, dans le quartier sensible de la Rabière, à Joué-les-Tours (Indre-et-Loire). « Je voulais faire voir qui était ce personnage (le policier – ndlr) aux gens du quartier », explique Sélim. Une enquête préliminaire a été ouverte mardi à Tours.