Scandale de l’IGS: qui peut contrôler la police des polices ?

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Saisie dans le scandale de la police des polices parisiennes, la cour d’appel de Paris a suggéré le dépaysement du dossier « dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice ». En cause: la proximité entre les magistrats enquêteurs et les hauts fonctionnaires de police mis en cause. Le procureur général n'a pas suivi.

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Des magistrats parisiens peuvent-ils enquêter de façon impartiale sur les agissements d’une de leur collègue magistrate et de hauts responsables policiers parisiens avec lesquels ils travaillent régulièrement ? Non, a estimé le 14 février 2013 la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris saisie dans le cadre du scandale de l’IGS (la police des polices parisienne) et qui a suggéré le dépaysement du dossier « dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice ». Une recommandation assez rare pour sonner comme un désaveu cinglant, mais qui n’a pas été suivie par le procureur général de la cour d’appel de Paris, François Falletti.