Les contrats passés par “Monsieur PV” intriguent le ministère de l’intérieur

À la tête de l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antai), Jean-Jacques Debacq n'a pas seulement fait payer par son administration les contraventions visant son véhicule de fonction. Le préfet savait vraisemblablement se montrer généreux avec ses prestataires. En particulier avec la société Atos, aujourd'hui dirigée par l'ancien ministre Thierry Breton. Le ministère enquête.

Stéphanie Fontaine

5 novembre 2013 à 07h08

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Depuis quelques jours, c'est la panique au sein de l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antai), l’énorme machine à PV du ministère de l’intérieur. Un mois après nos révélations qui ont entraîné la démission de son directeur, le préfet Jean-Jacques Debacq, qui faisait payer par son administration des contraventions écopées avec son véhicule de fonction, l'Antai reste visée par une enquête administrative. « Un rapport, adressé au ministère de l'intérieur (…) laisse supposer des dysfonctionnements dans la gestion de cet établissement public », a annoncé, jeudi dernier, le ministère de l'intérieur dans un communiqué.

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