Interdire protège-t-il vraiment les enfants ? Les chercheuses Anne Cordier et Séverine Erhel reviennent sur le débat scientifique et politique posé par les annonces présidentielles, qui visent à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans ainsi que le téléphone portable au lycée.
Dans une petite commune à quarante-cinq kilomètres de Nantes, un collectif se mobilise depuis plusieurs mois contre le projet d’implantation d’une école hors contrat sédévacantiste, un courant minoritaire et ultraconservateur du catholicisme.
Face à des élèves en situation de handicap difficiles à prendre en charge, des personnels de l’académie de Lyon effectuent des signalements auprès de la protection de l’enfance. Officiellement pour « aider » les familles. Ces dernières dénoncent une « nouvelle arme » pour les obliger à déscolariser leur enfant.
Lors d’une rencontre organisée par l’université d’Aix-Marseille, le PDG de CMA CGM, Rodolphe Saadé, s’est vu adresser des questions incisives par les étudiants. Dans les jours qui ont suivi, ils ont été rappelés à l’ordre par un courrier soulignant le rôle financier de ce mécène de l’université.
Près de 9 % des cours ne sont pas assurés pour cause de remplacement insuffisant des enseignants au collège public. Les mesures et l’argent mis sur la table par le ministère ces dernières années ne semblent pas efficaces, alerte la Cour des comptes, qui pointe le risque d’une « école à deux vitesses ».
Le vote du budget dans les établissements scolaires s’est achevé en novembre, non sans peine. Dans le département de la Savoie, dirigé par l’ancien ministre Hervé Gaymard, le refus de financer toute dépense d’ordre pédagogique passe mal, les syndicats dénonçant une concurrence déloyale en faveur du privé.
Lancée en grande pompe par Aix-Marseille-Université, une campagne citoyenne pour pousser les étudiants à participer aux élections municipales divise la communauté éducative. Elle s’accompagne en effet d’une étude qui crispe, autant par sa méthodologie que par la sensibilité des données recueillies.
Le tribunal administratif de Paris a condamné symboliquement l’État pour n’avoir pas mis en œuvre depuis deux décennies ce qu’il préconise en matière d’éducation à la sexualité et à la vie affective en milieu scolaire. Une victoire en demi-teinte qui n’éteint pas les critiques sur la réalité de cet enseignement sur le terrain.
Des organisations syndicales, des enseignants-chercheurs et la Ligue des droits de l’homme (LDH) ont saisi le Conseil d’État en référé pour faire suspendre immédiatement la diffusion du sondage, qu’ils estiment contrevenir au principe de neutralité du service public.
C’est de la maternelle Baudin que sont parties les récentes révélations sur des animateurs parisiens. D’après nos informations, cette école a déjà été secouée par une affaire qui a laissé des traces. Car la directrice de l’époque a payé cher le fait d’avoir signalé des soupçons visant alors un enseignant, sans l’aval de sa hiérarchie.
L’opération était bien rodée : d’abord un article de « Valeurs actuelles », puis l’intrusion de trois députés RN avec « leur » presse sur le campus de Sorbonne-Paris-Nord, pour dénoncer une supposée « islamisation » du supérieur. Les présidences d’université ont condamné un « comportement intolérable ».
Le ministère de l’enseignement supérieur a commandé un sondage sur le rapport à l’antisémitisme de ses agents. Une partie des syndicats dénonce un « recensement » politique. Selon nos informations, les présidences d’université viennent d’informer le ministère qu’elles ne relayeront pas le questionnaire.
Début novembre, lors d’un exercice « alerte intrusion », des agents de police ont procédé à une intervention dans une salle de permanence. Palpations, contrôles d’identité, coup de pression… Sud Éducation dénonce une mesure disproportionnée et non réglementaire. La préfecture de l’Hérault assure avoir sollicité « un rapport administratif » sur les évènements.
Semaine de cinq jours, fin des devoirs à la maison, vacances scolaires regroupées sur deux zones… La convention citoyenne sur les temps de l’enfant a remis vingt propositions pour des rythmes « mieux adaptés ». Les premières critiques sont déjà cinglantes.
Depuis la réforme du lycée et du bac, les taux de réussite à l’examen explosent. Dans le même temps, l’accès à l’enseignement supérieur est devenu de plus en plus sélectif. Dès lors, Parcoursup est devenu l’enjeu principal, tandis que la disparition de l’examen double centenaire n’est plus taboue.
Après un scandale de détournement de fonds impliquant son ancien directeur, l’école privée Digital College a fait appel à la médiatique Rose Ameziane pour le remplacer. Mediapart a découvert qu’elle a été condamnée en 2024 pour abus de confiance et travail dissimulé. Informé, son employeur annonce l’avoir révoquée.