La justice administrative examinait mardi 18 novembre le recours de trois associations contre le ministère de l’éducation pour son inaction en matière d’éducation à la santé sexuelle et affective. Le rapporteur public a demandé au juge de reconnaître la faute de l’État.
Mediapart s’apprêtait à faire état de la scolarisation de ses enfants dans le privé, mais Édouard Geffray a pris les devants pour l’évoquer sur BFMTV. Il a fait mine d’être surpris par la question alors qu’il était informé en amont. Les dessous d’une opération de communication bien rodée.
La plainte vise l’Éducation nationale pour « harcèlement » mais aussi le maire du village de Moussages, où est située l’école primaire dont elle avait aussi été la directrice.
Créée en 2015 et plébiscitée sans relâche par la macronie, l’association Le Choix de l’école repère des diplômés de grandes écoles désireux d’enseigner dans les quartiers défavorisés. L’ancienne directrice, Nadia Marik, est renvoyée devant le tribunal correctionnel pour harcèlement moral.
Organisé le 6 novembre au lycée professionnel Michelet à Fontenay-sous-Bois, un « rallye citoyen » a mis les élèves dans la peau de détenus se battant contre les surveillants pénitentiaires. Plusieurs ont été blessés. Une enquête a été ouverte par le rectorat.
Les personnels d’animation de la ville de Paris demandent de meilleures conditions de travail et dénoncent un manque de moyens, pour accueillir les enfants aux besoins particuliers. La mobilisation débute alors que des enquêtes pour des violences, y compris sexuelles, dans les écoles parisiennes s’accumulent.
Selon une nouvelle étude, 85 % des élèves français en collèges et lycées ont été victimes au moins une fois de violences au cours de l’année, et 43 % ont fait face à des agressions sexuelles, en ligne ou pas. Un chiffre d’autant plus alarmant que les adultes dans les établissements scolaires ne sont pas vus comme une aide possible.
Dans cette école privée qui forme 4 000 jeunes aux diplômes de BTS à 100 % en alternance, les résultats aux examens sont mauvais et les étudiants régulièrement placés dans des entreprises éloignées de leur domaine de formation. Une stratégie contraire au principe de l’apprentissage.
Depuis des mois, la région Auvergne-Rhône-Alpes entretient des tensions avec l’université, en refusant de verser les aides prévues pour la rénovation du campus. Lors d’une conférence de presse, la présidente de Lyon 2 a confirmé que le conflit n’était toujours pas résolu, malgré de forts enjeux financiers.
Après la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, scolarisés dans la ville, les promesses se sont multipliées pour ce haut lieu de l’éducation prioritaire en Seine-Saint-Denis. Deux décennies plus tard, bien peu se sont réalisées, malgré l’attachement des équipes à ce territoire et l’envie de réussite des élèves.
En raison du manque d’accompagnement dans les classes ou de places en institut spécialisé, des parents, le plus souvent des mères, sont contraints de retirer leur enfant de l’école pour pratiquer l’instruction en famille. Parfois, c’est même l’Éducation nationale qui les y incite.
Le groupe scolaire catholique et privé sous contrat a recruté le numéro deux du mouvement royaliste en Aquitaine, et ce dans le dos du rectorat de l’académie de Bordeaux. L’établissement a déjà fait l’objet d’une inspection générale en 2024 pour de graves dérives réactionnaires.
Infiltrées par des militants issus du Rassemblement national, des sphères de Reconquête ou de groupuscules du type Génération identitaire et Ligue du Midi, les deux principales fédérations de parents d’élèves font face à des tensions inédites dans plusieurs départements du sud de la France.
Se présentant comme « neutre et laïc », Lift propose des programmes en ligne d’éducation à la sexualité destinés aux salles de classe. Largement financée par le milliardaire ultraconservateur Pierre-Édouard Stérin, l’entreprise a déjà un gros client public : la région Auvergne-Rhône-Alpes.
D’après une note interne consultée par Mediapart, l’académie de Poitiers a demandé, dès le mois de septembre, de ne plus recruter de professeurs contractuels remplaçants dans le second degré, faute de budget. Une situation de tension observée jusqu’ici seulement dans les grandes académies.
Conséquence de la rupture de son contrat d’association avec l’État, l’établissement privé situé près de Lyon, où sont scolarisés 500 élèves, ne touche plus un euro d’argent public depuis la rentrée. De quoi aggraver une situation financière déjà « particulièrement fragile ».