Depuis une semaine, les lycéens se mobilisent dans le sillage du mouvement des « gilets jaunes ». Ils protestent contre la réforme du baccalauréat et du lycée, contre Parcoursup et le Service national universel (SNU). Paroles de lycéens mobilisés.
Éducation et enseignement supérieur — Note de veille
Dans quelques universités, dont Nanterre, les étudiants ont voté le blocage pour protester contre la hausse des frais d’inscription dans le supérieur pour les étudiants extra-communautaires. D’autres établissements ont préféré fermer leurs locaux de manière préventive pour éviter les occupations.
Emboîtant le pas aux gilets jaunes, des lycéens se sont mobilisés et ont rejoint la contestation des choix gouvernementaux. Eux aussi, avec leurs professeurs, sont touchés par des réformes dont ils contestent le fond et la méthode.
Plus d’une centaine de lycées ont été perturbés lundi. L’organisation UNL, rejointe par la FIDL et le SGL, avait appelé les jeunes à se mobiliser contre les réformes du baccalauréat, du lycée et de Parcoursup. Pour le moment, la stratégie de convergence avec les « gilets jaunes » n’est pas définie.
La tendance touche aussi les quartiers les plus défavorisés : de plus en plus de familles des secteurs populaires font le choix de scolariser leurs enfants dans l’enseignement privé. Le moment de bascule se situe à l’entrée au collège. Mediapart a rencontré ces parents convaincus d’avoir fait le bon choix, à rebours de leurs idéaux de mixité sociale.
L’enseignement privé se porte toujours aussi bien, même s’il ne connaît pas de progression fulgurante. Il bénéficie des difficultés du public et élargit son assise au-delà des classes aisées. Conséquence: les inégalités sociales se creusent, sans que l’exécutif n’agisse pour limiter la casse.
Le premier ministre Édouard Philippe vient d’annoncer une hausse spectaculaire des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers extra-communautaires. Une mesure inefficace, injuste et contre-productive, selon Hugo Harari-Kermadec, maître de conférences en économie à l’ENS Paris-Saclay.
Les syndicats de personnels de l’Éducation nationale appelaient à la grève lundi pour dénoncer les suppressions de postes dans l’Éducation nationale et leurs conditions d’exercice. Reportage.
La diffusion la semaine dernière d'une vidéo où l'on voit un élève braquer sa professeure avec un pistolet à billes dans un lycée de Créteil a suscité un émoi général.
Deux instances liées au ministère de l’éducation sont dans la tourmente : le Conseil supérieur des programmes, chargé d’élaborer les programmes, et le Conseil national de l'évaluation du système scolaire, appelé à disparaître. Ces tensions illustrent la mainmise du ministre sur ces dossiers, qui veut solder l'héritage Peillon.
La phase complémentaire de Parcoursup s’est achevée le 21 septembre. Près de 1 000 candidats sont encore en attente d’une affectation. En attendant un bilan exhaustif, tous les acteurs s’accordent sur son caractère plus anxiogène pour les élèves que son prédécesseur APB.
Le pédagogue Philippe Meirieu s'élève contre les remèdes miracles proposés par les gouvernements successifs pour guérir l'école de ses maux. Dans un nouveau livre, il passe au crible les neurosciences, la pédagogie Montessori, les inégalités scolaires dans cet essai vivifiant où il propose des solutions pour une éducation plus juste et égalitaire.
Les préventions grotesques contre la langue arabe relèguent la France dans son obscurantisme monoglotte. La diversité fait la richesse, comme le montrent trois linguistes nés en Tunisie, Henriette Walter, Claude Hagège et Louis-Jean Calvet, qui plaident inlassablement en faveur d'un multilinguisme comme antidote aux nécroses identitaires.
Dans cet ouvrage collectif au titre éloquent, l’historien Benoît Falaize et la trentaine d’enseignants et personnels éducatifs de tous degrés qui l’épaulent racontent leur école. La plupart exercent en éducation prioritaire et tous s’insurgent contre l’idée selon laquelle il y aurait des zones de non-droit éducatives.
C’est l’une des nouveautés de la rentrée : l’évaluation de tous les élèves de plusieurs niveaux est systématisée. Une ou deux fois par an, ils devront répondre à des tests nationaux standardisés. Ce dispositif vise à identifier les faiblesses et lacunes des élèves pour mieux les combattre selon le ministre de l’éducation nationale, mais peine à convaincre syndicats et enseignants.