Les élèves de terminale ont reçu le 22 mai les premières réponses des établissements d'enseignement supérieur concernant leur orientation post-bac. C'est le baptême du feu de Parcoursup, la nouvelle plateforme. Résultat : la moitié des 810 000 candidats sont en attente. Mediapart a suivi le parcours de quatre d’entre eux cette année. Ils décryptent leurs réponses reçues et doivent eux aussi faire preuve de patience, non sans un certain stress.
Après des mois de spéculations, les élèves de Terminale ont reçu mardi à 18 heures les premières réponses concernant leur affectation dans l’enseignement supérieur. La ministre Frédérique Vidal a prévenu : il devrait y avoir une forte attente et près de 400 000 jeunes sans réponse dans l’immédiat.
Au lendemain de la publication d’une enquête de Mediapart sur la fédération des parents d’élèves, Me Philippe Bluteau, l’avocat de deux responsables dans la fédération de l’Essonne accusées par plusieurs ex-administrateurs de malversations, a annoncé le classement sans suite de la plainte les visant.
Dans les facs les plus mobilisées, la question des examens vire au casse-tête. Reports à la dernière minute pour les étudiants de Nanterre, annulations pures et simples ailleurs, grève des copies… Les enseignants, eux, naviguent à vue. Le gouvernement promet que tous les inscrits seront évalués, quitte à faire appel aux forces de l'ordre.
Les CRS sont intervenus ce mercredi au petit matin à l’université du Mirail à Toulouse, bloquée depuis le 6 mars. C’est ici qu’étudiants, demandeurs d’asile et collectifs autonomes pensaient et organisaient « l’autodéfense populaire ».
Le pluralisme en économie est de plus en plus menacé à l’université. Au moins six candidats malchanceux à la qualification pour devenir professeur ont engagé un recours. L’étude de leur dossier, que Mediapart a pu consulter, suggère qu’ils auraient pu être victimes d’une discrimination au motif que leurs travaux ne s’inscrivent pas dans la doxa dominante.
La loi d’accès à l’université n’en finit pas de faire débat et d’être contestée. Les enseignants et étudiants sont divisés quant à ses implications futures. Les opposants à la réforme considèrent que l’introduction d’une sélection va toucher les plus faibles et remettre en cause la mission fondamentale de l’université, à savoir accueillir tout le monde. Trois enseignants livrent leur analyse sur cette question.
Étudiants, demandeurs d'asile, individus et collectifs réunis pour penser et organiser « l'autodéfense populaire » : cette semaine, l'université Jean-Jaurès de Toulouse a vu converger les luttes de divers secteurs militants sur fond d'émeutes dans le quartier du Mirail.
En assemblée générale, les étudiants de Nanterre ont voté la poursuite du blocage jusqu’au 2 mai. En pointe dans la contestation contre la loi Orientation et réussite des étudiants, l'université fait partie des quatre établissements totalement bloqués en France. L’intervention policière de la semaine dernière a laissé des traces.
Emmanuel Macron s'était engagé à dédoubler les classes de CP en éducation prioritaire, ce qui a été fait. Son ministre, Jean-Michel Blanquer, s'est attaché durant cette année à afficher sa volonté de tout bouleverser de la maternelle au lycée. Sa collègue de l'enseignement supérieur s'est attelée pour sa part, avec quelques heurts, à la réforme d'accès à l'université en mettant en place une sélection.
Depuis plusieurs mois, certains étudiants et enseignants sont mobilisés contre les nouvelles modalités d’accès à l’enseignement supérieur prévues par la loi Vidal. Alors que ce mouvement prend forme, les interventions policières sur les campus se multiplient.
La composition du groupe d’experts chargé d’élaborer les futurs programmes de sciences économiques et sociales, dans le cadre de la réforme du lycée, risque d’inquiéter encore davantage les professeurs qui enseignent cette discipline. Mediapart en dévoile la liste, qui fait bonne place aux milieux conservateurs ou patronaux.
Dans les universités doivent se tenir les commissions pour classer les dossiers des futurs étudiants. Certains enseignants, dans plusieurs départements, ont décidé de boycotter Parcoursup et de ne pas se livrer au tri des candidatures pour protester contre la loi Orientation et réussite de Frédérique Vidal.
Après avoir saisi la police des polices, le témoin de l'attaque de la faculté de droit de Montpellier ayant été intimidé par un policier a déposé plainte auprès du procureur de la République. Mediapart révèle le contenu d'un enregistrement prouvant que son audition a bel et bien dérapé.