Le ministre de l’éducation nationale veut rénover le bac et, par ricochet, le lycée, d’ici à 2021. Plusieurs pistes sont envisagées. Il veut laisser davantage de liberté à l’élève pour fabriquer son propre parcours. Mais certains enseignants craignent de voir leur matière se dévaloriser et des cursus à double vitesse se créer.
Le rapport sur la réforme du baccalauréat remis ce 24 janvier au ministre de l’éducation nationale préconise de supprimer les séries L, ES ou S pour faire passer cinq grandes épreuves aux lycéens. Une part importante est laissée au contrôle continu. Mais il propose surtout de repenser toute l’architecture du lycée.
L’une des premières mesures du ministre de l’éducation nationale a été de dédoubler les classes de CP dans les zones d’éducation prioritaire renforcée, afin d’aider les plus fragilisés. À l’école André-Boulloche de la Paillade, à Montpellier, les deux classes de CP bénéficient du dispositif. Près de six mois après, les enseignants jugent l’idée efficace.
Parcoursup, la nouvelle plateforme d'orientation post-bac, est entrée en service. Alors que la loi n'est pas officiellement adoptée, des enseignants-chercheurs combattent toujours une réforme qui va, selon eux, fragiliser les plus faibles.
Parcoursup, la plateforme d’orientation vers les études supérieures, qui succède au très décrié système d'admission post-bac, APB, entre en vigueur ce 15 janvier. Les interrogations soulevées par une réforme menée à une vitesse météorique restent fortes.
Le ministre de l’éducation vient d’installer un comité scientifique, qui, présidé par le spécialiste des neurosciences Stanislas Dehaene, fait la part belle aux sciences cognitives. Des experts craignent que sa vision de l’école ne soit que mécaniste et que les autres disciplines soient évincées.
Le ministre de l’éducation nationale avait promis, à son arrivée, qu’il ne bouleverserait pas toute l’organisation du système scolaire. Pourtant, il multiplie les annonces et les missions, et s’attelle à plusieurs chantiers. Passage en revue.
Alors que les cendres des contrats aidés sont encore chaudes, écoles, collèges et lycées réclament des volontaires en service civique, encouragés par le ministère. Théoriquement, des volontaires ne peuvent se substituer à des emplois. Théoriquement seulement.
Début décembre, Jean-Michel Blanquer avait annoncé la création d’un « conseil des sages de la laïcité ». Le ministre de l’éducation nationale est en train de finaliser la liste de ses membres, qui vont se réunir le 8 janvier. Selon nos informations, le politologue Laurent Bouvet ou Patrick Kessel, tenants d’une laïcité stricte, pourraient rejoindre cette instance.
Les enseignants sont restés discrets face au projet de loi d’accès à l’enseignement supérieur. Seulement, la mise en place d’attendus, ces compétences requises pour les futurs étudiants, divise dans les universités. Certains refusent d’appliquer un texte de loi qui n’est pas encore définitivement voté.
L’accès à l’université est désormais conditionné à la possession d’un certain nombre de compétences. La sociologue Sophie Orange considère qu’une sélection est ainsi installée et que cela va fragiliser les plus faibles.
Les députés ont adopté sans difficulté, jeudi 14 décembre, le projet de loi sur l’entrée à l’université. La loi prévoit la mise en place d’attendus, de quotas de bacheliers dans les filières sélectives, la fin du régime de sécurité sociale étudiante ou encore la possibilité de réaliser une année de césure.
Des référents laïcité dans les écoles, des cours d'instruction civique, l'interdiction des téléphones portables dans les écoles et collèges : le ministre de l’éducation nationale vient de faire encore une fois quelques annonces tonitruantes. Problème : tout cela existe déjà depuis des années.
Une nouvelle enquête internationale (PIRLS), portant sur les compétences en lecture des élèves de CM1, est publiée ce mardi 5 décembre. Le résultat est mauvais. Les écoliers français savent déchiffrer les textes mais ne les comprennent pas. Blanquer propose une dictée quotidienne pour y remédier, alors même que cela n’aura aucun impact sur le problème.
La question de la sélection à l'université fait son grand retour. Les arguments des réformateurs sont toujours les mêmes mais cette fois, la situation de crise provoquée par les ratés du logiciel d’admission post-bac semble être devenue une occasion en or pour faire advenir ce qui mûrit depuis longtemps dans les têtes.
Le ministre Jean-Michel Blanquer veut dégraisser le mammouth baccalauréat. L'idée est presque consensuelle. Mais la réforme envisagée implique de repenser l'architecture du lycée, de refondre voire de supprimer les séries L, ES et S, et de s'articuler avec les nouvelles règles d'accès au supérieur et à l'université. Et c'est bien là que les choses se compliquent…