Bac, brevet, maternelle: Blanquer joue au chamboule-tout

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Le ministre de l’éducation nationale avait promis, à son arrivée, qu’il ne bouleverserait pas toute l’organisation du système scolaire. Pourtant, il multiplie les annonces et les missions, et s’attelle à plusieurs chantiers. Passage en revue.

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Cet été, Jean-Michel Blanquer se défendait de vouloir tout bouleverser à l’école. « Je ne veux pas opérer de destruction. Je ne ferai pas de loi, je ne vais pas bouleverser les programmes, ni lancer de refondation », expliquait à Mediapart le ministre de l’éducation nationale. Huit mois après sa nomination rue de Grenelle, force est de constater qu’il a ouvert de nouveaux chantiers tous azimuts. L’examen du brevet, qui n’a qu’un an, a déjà changé de visage : retouché pour laisser moins de place au contrôle continu, comme le détaille le bulletin officiel du 4 janvier, le brevet des collèges 2018 sera désormais noté sur 800, contre 700 pour la version 2017. Les épreuves de l’examen final compteront pour 400 points (au lieu de 300), et les compétences du socle commun seront évaluées en contrôle continu pour 400 points également. Une manière pour le ministre de rééquilibrer le barème entre examen final et contrôle continu, et d’éviter que les bons élèves ne soient assurés d’avoir suffisamment de points et de décrocher l'examen avant même le début des épreuves finales.